L’ONU appelle les autorités du Tennessee à renoncer à une nouvelle tentative d’exécution de Christa Pike, après l’échec du protocole d’injection létale. La condamnée a survécu à l’opération. Une enquête a été ouverte et les exécutions prévues cette année ont été toutes suspendues dans cet État du sud des États-Unis.
Le haut-commissaire des Nations Unies aux Droits de l’homme, Volker Türk, a réagi en réaffirmant la position de l’organisation : « La peine de mort n’a sa place dans aucune société. »
Amnesty International sur la même ligne
Amnesty International soutient cet appel. Selon elle, « il n’existe aucune méthode d’exécution humaine ». Pour l’ONG humanitaire, l’issue de cette exécution illustre les risques inhérents à l’injection létale, présentée par les autorités américaines comme un procédé plus acceptable que les méthodes d’autrefois.
Les autorités du Tennessee ont décidé de suspendre les exécutions dans l’État, le temps que l’enquête établisse ce qui s’est passé lors du protocole. À ce stade, les causes précises de l’échec n’ont pas été rendues publiques.
Le débat relancé aux États-Unis
L’affaire ravive la controverse sur la peine de mort aux États-Unis. Les défenseurs des droits de la personne y voient une nouvelle preuve que l’injection létale peut provoquer des souffrances inutiles. Les partisans de la peine capitale, eux, défendent son principe, tout en admettant que les protocoles doivent être fiables.
















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