L’ONG WATHI a réanimé son laboratoire d’idées connu pour élaborer des solutions, ce vendredi 27 mars 2026, dans un hôtel de la place. Il s’agissait d’une conférence-débat régionale visant à trouver des pistes de réflexion et d’action face aux crises des droits humains au Sahel et en Afrique de l’Ouest.
WATHI a initié un événement régional dans un cadre d’échange entre éminents experts, universitaires et chercheurs, dans un contexte de violations des droits humains extrêmement préoccupantes au Sahel, suscitant des réflexions conjointes.
Ce sont les enjeux de paix, de sécurité et de cohésion sociale qui sont généralement liés à des constitutions inappropriées au rythme des valeurs socio-culturelles. De surcroît, les violations des droits des femmes et celles des enfants constituent une préoccupation majeure face aux crises actuelles qui perdurent dans l’espace-temps, gangrenant l’ensemble du système.
À l’issue de ces anomalies hiérarchisées, s’insère un événement régional venu à son heure, initié par l’ONG « WATHI », dans un contexte de crise socio-politique et d’enjeux sécuritaires au Sahel et en Afrique de l’Ouest.
À ce titre, une piste de solutions a été identifiée, au cours des interactions, d’où l’objectif était de promouvoir la révolution citoyenne face aux défis liés à la légèreté et à l’insécurité juridique des droits constitutionnels.
»Ce que nous connaissons comme instabilité, c’est le fait qu’il n’y ait pas une appropriation réelle de notre constitution. Les changements sociaux, tant qu’on n’aura pas une transformation sociale, il sera difficile de fixer les constitutions et les textes qui régulent. Nous devons arriver à ce que nos textes soient une référence intouchable, quels que soient nos intérêt « , a déclaré l’universitaire, Madame Penda Mbow, ancienne ministre de la culture du Sénégal.
Les défis constitutionnels face à la crise au sommet de l’État du Sénégal ont été abordés, avec des discussions sur la dualité au sommet de l’État et le Parti-État comme actualité proche. Madame Penda Mbow a démontré qu’il reste beaucoup de travail à faire par rapport à la solidification constitutionnelle. Son approche pourrait être une articulation entre la réalité politique et celle des sociétés pour une appropriation souveraine de la constitution.
« Nous avons une constitution qui ne nous permet pas d’avoir une dualité, une dyarchie ou un Parti-État. La constitution de 1962 avait résolu les problèmes de dualité au pouvoir », affirme-t-elle.
Au bout du compte, « seule une révolution citoyenne participative peut prendre en charge les besoins du changement », selon Mme Mbow, mettant en exergue l’idée de repenser à la citoyenneté active et participative au cœur du développement personnel de la jeunesse.
Par Papa S Traoré
















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