CONSEIL PRESIDENTIEL SUR L’EMPLOI DES JEUNES: Un diagnostic et des promesses

Depuis l’annonce de la réorientation des allocations budgétaires à hauteur de 450 milliards au moins sur trois ans, en réponse aux besoins des jeunes en termes de formation, d’emploi, de financement de projets et de soutien à l’entreprenariat et au secteur informel le sujet fait les débats. Hier s’est tenu un conseil présidentiel sur la question.

Le Conseil Présidentiel sur l’emploi des jeunes a été l’occasion pour le Chef de l’Etat de revenir sur ses promesses. Cette fois, le Président « tient à ce que ce Programme soit pragmatique, orienté vers l’action, et opérationnel de façon diligente à l’échelle nationale. En effet a dit le Chef de l’Etat, un travail en amont, a permis une photocopie actualisée des potentialités et des contraintes. « Il ne s’agit pas de créer du tout nouveau à partir du néant. Il s’agit de faire un diagnostic honnête de la situation de l’emploi, de l’employabilité et de l’entreprenariat des jeunes pour en dresser un tableau d’ensemble. L’Etat ne vous abandonnera pas » a dit Macky Sall. Le conseil avait pour Object selon lui de mesurer les acquis, identifier les contraintes et corriger les insuffisances pour améliorer nos performances.  Il s’agit, ensemble, de réfléchir, de dialoguer et d’interroger les pratiques afin de convenir de nouvelles dynamiques pour faire plus et mieux. Des efforts, combinés à l’investissement privé, ont permis de maintenir toutes ces années le taux de croissance économique du Sénégal à plus de 6% et de créer en moyenne 150 000 emplois par an. « Je parle de taux de croissance parce que c’est un indicateur de la vitalité économique d’un pays. Sans activité économique soutenue, il ne peut y avoir ni croissance, ni création d’emplois.En outre, nous avons formé des milliers de jeunes grâce au 3FPT, mis à niveau plus de 500 entreprises, encadré et financé à travers la DER/FJ, plus de 105 000 jeunes et femmes porteurs de projets dans l’artisanat, la pêche, l’agriculture, l’élevage, la transformation de produits locaux et le numérique, entre autres »a notifié le Président Sall qui reconnait toutefois, qu’il reste que ces efforts, si appréciables soient-ils, connaissent des limites.

Pour la première fois depuis 25 ans, l’Afrique est en récession, à l’exception de quelques rares pays comme le Sénégal, dont le taux de croissance, qui était projeté à 6,8% pour 2020, a cependant drastiquement chuté à 1,5%.Tout le système productif est sévèrement impacté, y compris le secteur informel qui mobilise 75%de la population active.C’est le monde entier qui est en crise. Toutes les économies sont freinées depuis un an, y compris celles des pays les plus développés. Mais ceux en développement sont encore plus durement impactés. Ce qui signifie autant d’activités au ralenti ou à l’arrêt ; autant de travailleurs qui ne perçoivent plus l’intégralité de leur salaire; autant d’emplois menacés ou perdus selon toujours le Chef de l’Etat. Dans la même dynamique ledit conseil cherche à améliorer la cohérence d’ensemble de toutes ces structures par une meilleure mutualisation de leurs moyens. Le Président a cité le Fonds de Financement de la Formation Professionnelle et Technique (le 3FPT), auquel sont versées les ressources tirées de la Contribution Forfaitaire à la Charge de l’Employeur, soit plus de 20 milliards de FCFA par an pour soutenir la formation aux métiers, l’Agence nationale pour l’Emploi des Jeunes ANPEJ etc.« Au-delà des instruments d’appui à l’emploi et à l’entreprenariat des jeunes, l’Etat a également beaucoup investi sur la réalisation d’infrastructures lourdes, indispensables au développement du pays : routes, autoroutes, ponts ; centrales électriques ; zones industrielles, dont celles de Diamniadio et de Sandiara ; reconstruction en cours de cinq aéroports régionaux ; projets ferroviaires avec le TER en phase de finalisation et bientôt la réhabilitation complète de la ligne Dakar- Tambacounda ; Bus Transit Rapide pour relier Dakar et la banlieue, actuellement en chantier » renseigne le Chef de l’Etat. Il y a également le port de Bargny-Sendou et le projet de Port du futur à Ndayane, sur 1200 hectares. C’est un investissementdeplus de 840 millions de dollars, pour la première phase.

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