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June 23, 2021

RESTAURATION DES PAYSAGES AFRICAIN : Kigali accueille l’AFRI100

100 millions d’hectares de terres à restaurer en Afrique d’ici à 2030. C’est le défi de l’AFR100 (Initiative pour la restauration des paysages forestiers africains). Pour réussir cet ambitieux projet, elle s’engage à accélérer la restauration pour améliorer la sécurité alimentaire, augmenter la résilience et l’atténuation face aux changements climatiques et lutter contre la pauvreté en zone rurale.

La capitale Rwandaise, Kigali, accueille, du 25 au 29 mai prochain, une rencontre entre les partenaires et les pays de l'AFR100. L’importance de la tenue d’une telle rencontre peut s’expliquer par le fait que  près des deux tiers des terres africaines sont dégradées, ce qui entrave le développement économique durable et la résilience aux changements climatiques. En raison de cette dégradation, l'Afrique a également la plus grande opportunité de restauration de tous les continents : plus de 700 millions d'hectares (1,7 milliard d'acres) de paysages forestiers dégradés qui peuvent être restaurés. Les avantages potentiels comprennent l'amélioration de la sécurité alimentaire et de l'eau, la protection de la biodiversité, la résilience aux changements climatiques et la croissance économique. Consciente de cette opportunité, l'Union africaine s'est fixé un objectif ambitieux pour lancer la restauration de 100 millions d'hectares de terres dégradées d'ici à 2030.
L’Initiative de restauration des paysages forestiers africains (AFR100) répond au mandat de l’Union africaine. L'Initiative AFR100 est un effort mené par les pays pour intensifier la restauration sur 100 millions d'hectares. Il relie les partenaires politiques, les pays africains participants, avec un soutien technique et financier pour intensifier la restauration sur le terrain et tirer parti des avantages associés pour la sécurité alimentaire, la résilience au changement climatique et la réduction de la pauvreté. 

Le rôle des partenaires techniques est de contribuer à l’assistance technique et aux efforts de coordination par : un soutien technique en matière de cartographie, suivi, économie, finances et mise en place d’un environnement favorable ; des rencontres régulières visant à partager les leçons tirées de l’expérience, les outils, les approches et les résultats ; des échanges favorisant l’apprentissage direct et le partage de points de vue avec les pairs.

Les partenaires techniques de l’AFR100 contribuent à l’évaluation des possibilités de restauration des paysages et à la réplication à plus grande échelle des projets sur le terrain en apportant leur expertise dans des domaines nombreux et variés.

En Afrique, les populations locales restaurent les fermes, les forêts et les pâturages avec l’AFR100. Les projets mis en évidence, ici, illustrent comment la restauration des paysages forestiers peut améliorer la sécurité alimentaire et hydrique, créer des emplois locaux et aider les communautés à s’adapter aux changements climatiques. Des entrepreneurs innovants aux programmes gouvernementaux ambitieux, ces champions et leur ambition d’élargir leur travail montrent que nous tous pouvons commencer à restaurer 100 millions d’hectares de terres en Afrique d’ici à 2030.

En plus de nouveaux financements, une coalition d’organisations se chargera de fournir une assistance technique dans le cadre d’un grand nombre d’activités, en réalisant la cartographie des possibilités de restauration, en recherchant des financements complémentaires et en fournissant un soutien à l’effet catalyseur dans la mise en œuvre des efforts de restauration sur le terrain.

Les principaux acteurs de la mise en œuvre de la restauration des paysages sont les paysans, les éleveurs, les groupes de consommateurs des ressources, les responsables locaux, ainsi que d’autres acteurs des communautés rurales. À ceux-ci s’ajoute le soutien d’autres parties, telles que les acteurs du secteur privé, les ONG et les organismes gouvernementaux actifs à différents niveaux.

Le Sénégal sera représenté, à cette rencontre, par  le Directeur des eaux et forêts, le Colonel Baidy Bâ, ainsi que les points focaux Nepad Fatou Niang et Baba Bä, également agents dudit ministère.
 

 Kadja TRAORE

 

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