Quand la violence des mots augmente les maux (Par Arame NDIAYE)

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Ce 25 novembre 2022 commence les seize jours d’activisme contre la violence à l’égard des femmes et des filles. Cette date a été choisie par les Nations Unies pour célébrer la Journée internationale pour l’élimination de la violence contre les femmes. La couleur orange est  retenue pour cette journée. Elle veut symboliser un monde meilleur pour les femmes et les filles.

Pour la petite histoire, la journée trouve son origine dans les années 1960, en République dominicaine.

En effet, les sœurs Mirabal furent assassinées parce qu’elles militaient pour leurs droits. Elles devinrent alors le symbole du combat pour éradiquer ce fléau qu’est la violence à l’égard des femmes.
 
Quelques décennies plus tard, le mal n’a pas changé de visage. Les sévices à l’égard des femmes et des filles sont au-devant de l’actualité. Il n’est pas rare de lire à la rubrique faits-divers des journaux des cas de viol, de féminicide et j’en passe. Il faut que cela cesse ! Les formes de violence sont aussi nombreuses que variées au-delà du physique. 
 
La violence est aussi morale. Les mots blessent et font plus mal que les coups. Les messages qui ont fuité d’un groupe dénommé ‘’Hommes chocs’’ continuent de marquer les esprits. Des propos d’une rare violence ont été tenus à l’égard des femmes. Il serait peut-être temps que certains hommes revoient leurs comportements à l’égard de la gent féminine. On en parle que trop peu, mais la violence verbale est un mal qui gangrène notre société.
En psychologie sociale, un abus verbal ou violence verbale est un acte de langage dont l’intention est de blesser ou de mettre en colère une autre personne. Cette forme de comportement abusif implique l’utilisation du langage oral ou écrit. Dans nos rues et ruelles, cela se matérialise par des expressions du genre ‘xale bi da nga mole’ ; ‘bakh  nga dé’. Ces propos sont tenus le plus souvent par des hommes assis à chaque coin de rue, autour du thé et qui n’attendent que la première venue passe pour jouer leur numéro.
 
Ces termes sont irrévérencieux pour parler d’une femme comme d’un bout de viande. Et le respect à l’égard de la gent féminine dans tout cela ? Ce harcèlement de rue est même devenu quelque chose de banal. 
 
C’est souvent dans ces petites choses que prennent racine les autres violences. Elles sont aussi sous forme d’une insulte à l’égard d’une petite fille, de sifflements, de blagues sexistes, de comportements inopportuns ou encore de commentaires déplacés. Tout commence par ces petits mots.
Il est temps que les parents apprennent, dès le bas âge, aux garçons à respecter les filles. Macky Sall a abondé dans ce sens, a l’occasion de la 2e Conférence sur la masculinité positive qui s’est tenue du 9 au 10 novembre 2022. Le président de la République avait relevé le fait que cette violence n’est pas que physique. Elle est aussi morale, par le harcèlement, les menaces, les insultes et autres propos désobligeants ou humiliants qui blessent autant, sinon plus que les violences physiques. 
 
C’est bien beau tout cela, mais il faut que ces termes et discours deviennent plus que des slogans pour espérer être un pays émergent. 
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