add share buttons
July 30, 2021

CANCER AU SÉNÉGAL :Un tueur à grande échelle

La Sénégal affiche une mortalité liée au cancer alarmante. «Au Sénégal, il y a 10 549 nouveaux cas avec 7 571 personnes qui meurent chaque année d’un cancer», a révélé mardi à Dakar la présidente de la Ligue sénégalaise contre le cancer (LISCA) ; citant le Global Cancer Observatory (Globocan). Dr Fatma GUENOUNE s’exprimait lors d’une rencontre avec la presse, en célébration de la Journée mondiale contre le Cancer.

Toutefois, elle rassure qu’un accès égal à la prévention, au diagnostic, au traitement et aux soins du cancer peut sauver des vies. «En sensibilisant le public et les politiques en leur faisant comprendre le cancer, nous réduisons la peur, améliorons la compréhension, dissipons les mythes et les idées fausses et modifions les comportements ainsi que les attitudes», a déclaré Dr GUENOUNE ; tout en appelant à «l’action». Mieux, elle souligne que plusieurs vies pourraient être sauvées, chaque année, en mettant en œuvre des stratégies appropriées en matière de ressources pour la prévention, la détection précoce et le traitement des cas.

Au-delà du Sénégal, le cancer a tué, en 2018, 9 millions 600 mille personnes dans le monde sur un total de 18 millions 100 mille nouveaux cas, selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). Il est aussi indiqué pendant ce temps par la même source que 70% des décès liés au cancer sont enregistrés en Afrique, en Asie, en Amérique centrale.

Afin de freiner la progression de la maladie, le Sénégal mise sur la prévention primaire à travers le vote en 2014 de la loi contre la consommation de tabac, une des principales causes de cancers ; l’introduction dans le Programme élargi de vaccination (PEV) du vaccin contre l’Hépatite B en 2016 ; et celui contre le cancer du col de l’utérus en 2018, a pour sa part souligné le Directeur de la lutte contre la maladie, Dr Babacar GUEYE. Mieux, a-t-il ajouté, dans le cadre de la prévention secondaire, le Ministère de la Santé et de l’Action sociale envisage d’intégrer le dépistage des lésions précancéreuses au niveau de tous les points de prestation de soins.

Raymond Apéraw DIATTA

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Previous post PANNE RÉPÉTITIVE DE L’APPAREIL DE RADIOTHÉRAPIE :Le Ministère de la Santé se défausse sur la surexploitation de la machine
Next post ÉPINGLÉ PAR LE RAPPORT DE LA COUR DES COMPTES : Le DG du CICES, Cheikh NDIAYE, donne sa version des faits