Locales 2022 : Ñoo Lank rejette la charte de non-violence

“Le collectif Noo lank, apres avoir discuté avec les organisations de la société civile , a décidé de s’écarter de leur approche qui manque de réalisme et remet en question leur engagement à jouer le rôle d’arbitre du jeu politique”, rapporte un communiqué. En effet, dans le cadre de ces échanges pour structurer les principes d’une charte applicable jusqu’en 2024, le collectif a développé, insisté et réitéré que les acteurs de la société civile qui veulent porter la charte de la paix affirment dans celle-ci le principe élémentaire de la non candidature du Président Macky Sall en 2024 puisque le niveau actuel des violences dans l’arène politique et leurs occurrences multiformes est déterminé par une source principale : le forcing d’une troisième candidature.

Non candidature de Macky…

Noo lank estime qu’il suffirait que le président de la république annonce sa non candidature en 2024 pour que la tension et le niveau des enjeux revienne à une intensité normale. “Cette candidature forcée que le président et son équipe cultivent par la ruse et la sanction systématique de ceux qui s’y opposent et la protection de ceux qui l’encouragent doit être stoppée. Elle vaut pour eux toute la violence politique nécessaire. Elle est le risque n° 1 de déstabilisation du pays”, poursuit le collectif.

Discours de paix…

Noo lank estime aussi que la question doit être adressée dans le cadre de la dynamique de paix qu’il entend promouvoir avec la société civile et les acteurs politiques. De ce point de vue, les acteurs qui veulent porter un discours de paix doivent aussi porter un discours de vérité et non se limiter à énoncer des principes généraux de paix, auxquels tout le monde adhère mais qui ne changeront pas la tension, les enjeux et surtout la source majeure de cette tension que constitue la posture et les manœuvres du président et ses hommes pour s’éterniser au pouvoir.
Or, ne peuvent jouer le rôle d’arbitres neutres des organisations ou personnalités qui ne peuvent dire haut et clairement ce que les sénégalais savent tous : que le président Macky Sall n’a pas droit à un troisième mandat.

La source principale du problème…

Pour Mourtalla Seck et Cie, ne pas reconnaître ce problème comme la source principale des forcings et stratégies de violences politiques développées par le pouvoir, c’est manquer de réalisme. Ce handicap mènera la charte à l’échec. Selon eux, la charte et la dynamique de paix durable ont besoin d’acteurs dont la déférence au président de la république ne les empêche pas de dire et défendre la vérité. Mieux, c’est la sincérité et la vérité profonde de ce discours qui résonnera positivement avec les sénégalais et les acteurs politiques et non uniquement la déférence à leur statut de représentants éminents d’organisations de la société civile ou religieuse.

Senego

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