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October 19, 2021

INFERTILITE DANS LES COUPLES : La fondation Merck invite Les premières dames africaines à s’engager pour l’éradication du fléau

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Entre 15 % et 30 % des couples africains ont des difficultés à procréer, et les femmes sont les premières montrées du doigt quand l’enfant se fait attendre. En effet, les conséquences de l’infertilité sont beaucoup plus dramatiques dans les pays en développement et peuvent créer de grands problèmes sociaux et culturels particulièrement chez les femmes. Aussi, dans la dynamique de mettre un terme à ce fléau la Fondation Merck a invité les premiers dames africaines à se mobiliser autour de la question. En conclave à Dakar, ce mardi, dans le cadre de la 5e édition de la conférence annuelle de la Fondation Merck «Merck Africa Asia Luminary », Marième Faye Sall, épouse du chef de l’Etat sénégalais et les Premières dames du Botswana, du Burundi, du Ghana, du Niger, de la République centrafricaine, de la Sierra Léone, du Tchad et de la Zambie ont tour à tour partagé les expériences de leurs pays sur la lutte contre la stigmatisation due à l’infertile des femmes. Pour sa part, Rasja Kelej, directrice exécutive de la Fondation pharmaceutique Merck a soutenu que leur société s’intéresse à “l’infertilité, car c’est un domaine très complexe et sensible socialement”. C’est pour cette raison qu’elle mise ainsi sur “une profonde réflexion et un partenariat fort” avec les ministères de la Santé et les Premières dames d’Afrique pour combattre ce fléau.
Dans la même optique, Rasja Kelej annonce que son structure travaille sur la mise en œuvre d’une “bonne stratégie” de renforcement de capacités devant permettre de mettre en place une solide plateforme d’experts pour la prise en charge des maladies chroniques non transmissibles.
“Ensemble nous travaillerons sur une bonne stratégie pour renforcer les capacités en matière de soins de santé et fournirons la formation nécessaire pour mettre en place une solide plateforme d’experts de soins du diabète, de l’hypertension, du cancer et de l’infertilité dans les pays respectifs”, a déclaré-t-elle.
Selon le président du Conseil exécutif de Merck, professeur Franck Stangenberg Haverkamp.”Les maladies chroniques non transmissibles représentent l’un des défis majeurs de la santé mondiale au 21ème siècle”, a-t-il fait valoir.
Contrairement à une idée reçue selon laquelle ces maladies sont celles des riches, les statistiques sanitaires disponibles montrent que ce sont en réalité les pays pauvres, les pays en développement qui enregistrent la plus grande progression des maladies chroniques non transmissibles, notent les organisateurs.Aussi, “en prenant à bras le corps cette problématique socio-sanitaire en raison de son impact sur la qualité de vie des personnes concernées, Merck mène un combat de haute portée sociale dont la finalité est de faire retrouver à la femme son autonomie son épanouissement et l’exercice de ses pleins droits en matière de santé”, a déclaré le Premier ministre Mahammed Bon Abdallah Dionne, en présidant l’ouverture de la conférence. Il a salué l’initiative “fort louable de la Fondation Merck de contribuer à la formation des étudiants en médecine et des prestataires de soins de renforcer les capacités locales de prise en charge des malades et d’amélioration des processus de gestion des cliniques”.

“Un bel exemple de partenariat public et privé’’, qui “devrait inspirer d’autres acteurs du secteur privé”, a estimé le Premier ministre, selon qui ces questions “demeurent au cœur des priorités et des défis de nos Etats”, dans un contexte de mise en œuvre des politiques pour l’atteinte des Objectifs de développement durable qui ambitionnent d’éradiquer la pauvreté la discrimination et les décès évitables.

“L’engagement et la mobilisation des Premières dames sont autant de sources supplémentaires de motivation et d’encouragement”, a-t –il ajouté.

La conférence de Dakar, prévue pour deux jours (le 30 et le 31 octobre), enregistre la participation de 9 Premières dames, près de 20 ministres de la Santé et plus de 500 prestataires de santé venus d’Afrique et d’Asie.
Paule Kadja TRAORE

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