COP26 : l’appel d’Emmanuel Macron aux pays en retard sur leurs engagements

Emmanuel Macron a appelé lundi 1er novembre, lors de la COP26 à Glasgow, les pays les « plus gros émetteurs » de CO2 en retard sur leurs engagements à « rehausser leurs ambitions dans les 15 jours » de la COP26, en allusion à la Russie et la Chine qu’il a déjà citées dimanche.

« La clé pour les 15 prochains jours, ici, dans notre COP, est que les plus gros émetteurs, dont les stratégies nationales ne sont pas conformes à notre objectif de 1,5 °C rehaussent leurs ambitions dans les 15 jours qui viennent, c’est le seul moyen de recrédibiliser notre stratégie », a-t-il lancé.

Alors que Pékin vient de formellement déposer ses nouveaux engagements climat qui reprennent sans les renforcer les promesses faites par le président Xi Jinping, l’Inde, autre émetteur majeur, est désormais au centre des attentes. Emmanuel Macron a ensuite rappelé le fonds de 100 milliards de dollars par an de 2020 à 2025, constitué par les pays les plus riches, et destiné aux pays en développement pour financer leurs actions de lutte contre le changement climatique. « Toutes les économies développées doivent désormais contribuer à leur juste part », à ce fonds, a déclaré le chef de l’État, appelant à « accélérer ce financement ».

Joe Biden s’excuse pour la sortie des États-Unis de l’accord de Paris

Le président américain Joe Biden s’est de son côté excusé auprès des dirigeants du monde pour le retrait des États-Unis de l’accord de Paris par son prédécesseur Donald Trump, qualifiant la lutte contre le réchauffement d’« opportunité incroyable » pour l’économie mondiale. « J’imagine que je ne devrais pas m’excuser, mais je m’excuse pour le fait que les États-Unis soient sortis de l’accord de Paris et nous mettent en retard », a-t-il déclaré.

Il a souligné que l’une des premières décisions en arrivant à la Maison-Blanche avait été de faire revenir son pays dans l’accord qui vise à limiter le réchauffement bien en deçà de + 2 °C par rapport à l’ère préindustrielle, si possible + 1,5 °C. Donald Trump assurait que cet accord visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre détruisait des emplois. Mais pas Joe Biden, au contraire.

« Au sein de la catastrophe grandissante, je pense qu’il y a une opportunité incroyable, pas seulement pour les États-Unis, mais pour nous tous », a-t-il déclaré en s’adressant aux dirigeants mondiaux. Il a également promis « de l’action, pas des mots ». « Les États-Uniens ne sont pas seulement de retour autour de la table, mais vont, je l’espère montrer l’exemple. »

AFP

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