ADAPTATION CLIMATIQUE : Les ministres africains de l’environnement exigent des fonds

Le ministre de l’environnement et du développement Abdou Karim Sall a présidé la 18ème session de la Conférence ministérielle africaine sur l’environnement (CMAE) sous le thème :  » Assurer le bien-êtredes populations et garantir un environnement durable en Afrique ». Occasion saisie par le ministre de préciser que les fonds alloués aux changements climatiques ne sont pas des aides mais des appuis pour l’adaptation.

Les pays africains sont moins pollueurs mais le plus lourd tribu en matière de changement climatique. Pour faire face à cette situation, la 18e session de la conférence ministérielle africaine sur l’environnement met l’accent sur le bien-être des populations afin de garantir un environnement durable en Afrique. Pour le ministre de l’environnement et du développement durable, cette 18ième session ordinaire de la CMAE intervient dans un contexte particulier marqué par les crises sanitaire, alimentaire, énergétique et financière qui impactent négativement les économies africaines.  »
Ces crises sont amplifiées par la recrudescence des périls écologiques dont les plus préoccupants sont les changements climatiques et leur lot de désastres, la désertification, la déforestation, la perte de biodiversité, la pollution de l’environnement, l’érosion côtière dans les pays à façade maritime, entre autres » , dit-il. Et de poursuivre: »Autant de risques et de périls environnementaux qui menacent le continent et ses populations et exige de chaqu’un d’entre nous une prise de conscience pour devenir un acteur du changement ». A l’en croire, l’accent est mis sur la nécessité d’une reprise économique post Covid-19 centrée sur le bien-être des personnes, grâce à des actions environnementales qui créent des emplois et améliorent les moyens.  » Cette rencontre donne l’occasion pour les ministres de l’environnement africains de dégager des orientations politiques pour la participation effective des pays africains aux événements multilatéraux sur l’environnementaux qui se profilent à l’horizon », soutient-il. Il s’agit de la vingt-septième session de la Conférence des Parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (UNFCCC COP27), prévue au mois de novembre 2022 à Sharm el Sheikh, Égypte, la quinzième session de la Conférence des Parties à la Convention des Nations Unies sur la diversité biologique (UNCBD-COP15) qui se tiendra au mois de décembre 2022 à Montréal.  » La session permettra par ailleurs d’échanger sur les résultats de la cinquième session de la dernière Assemblée des Nations Unies pour l’environnement, notamment sur l’état de la mise en œuvre des résolutions adoptées lors de cette session, y compris le développement d’un instrument international juridiquement contraignant sur la pollution plastique », indique-t-il. De son avis, d’autres sujets d’intérêt pour l’Afrique seront également abordés, notamment les questions liées à la gouvernance des sols en Afrique, l’élimination progressive du brûlage à l’air libre des déchets, la résistance antimicrobienne, le renforcement du rôle des agences entre autres.

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