Le prix de la paix

Yaay Dina Baax a commencé très tôt sa journée. D’abord arrosé généreusement le seuil de la porte d’entrée de la maison d’eau fraiche. Ensuite, guetter le passage de la première mendiante qui ne soit ni aveugle ni paraplégique pour lui remettre les deux noix de cola, une rouge et une blanche, qui ont séjourné toute la nuit, la nuit du jeudi au vendredi, sous son oreiller. Enfin, après la prière de jumaa faire l’aumône de trois fois sept de galettes de pate de riz sucré aux enfants. Le marabout avait…

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