GESTION DES ZONES COTIERES : Le programme Waca lancé au Sénégal

Le littoral de l’Afrique de l’ouest subit les affres des changements climatiques. En effet, il doit faire face est l’élévation du niveau marin qui, selon les tendances actuelles, va continuer à s’accélérer en amplifiant le recul du trait de côte. Le Sénégal n’est pas épargné par le phénomène, d’où l’importance de bénéficier du programme régional sur l’érosion côtière et l’adaptation dans les zones côtières d’Afrique de l’Ouest Waca élaboré par la Banque mondiale. Le projet régional sur l’érosion côtière et l’adaptation dans les zones côtières d’Afrique de l’Ouest a été lancé ce vendredi à Dakar. Experts, partenaires financiers et membres de la société civile des ont échangé durant la journée sur le contenu des différentes études et activités prévues dans le cadre du projet afin de définir les bases pour sa mise en œuvre harmonisée.

Pour le responsable programme Waca, au niveau de la Banque mondiale, il est important de souligner que le phénomène d’érosion côtière dépasse le cadre purement national et nécessite des efforts communs au niveau régional. «C’est pourquoi le Waca intervient dans neuf pays de l’Afrique de l’ouest, notamment le Bénin, la Côte d’Ivoire, la Guinée-Bissau, le Sénégal, le Ghana, le Nigeria, la Mauritanie, leSao Tomé-&Principes et le Togo. Ce, en vue, de les permettre de bénéficiers d’’une bonne expertise et du financement nécessaire pour sauver le littoral sans aucun des pays ne soit biaisé » argue le responsable du programme Waca.
D’ailleurs, selon les statistiques, le littoral héberge actuellement 31% de la population ouest africaine et 51% de la population urbaine et que les scénarios, entre 74 et 83 millions de personnes résideront en zone côtière d’Afrique de l’ouest à l’horizon 2050, la mise en place d’un plan de gestion d’investissement multisectoriel pour une meilleure coopération est indispensable.
Le directrice de l’Environnement et des Etablissements classées, Mariline Diarra, souligne que le programme Waca concerne tout le littoral de Saint louis, jusqu’en Casamance. «Beaucoup de personnes sont impactées par l’érosion côtière, leurs économies à baisser et elles ont été obligé à quitter leurs lieux de travail en l’occurrence le littoral » déclare Mme Diarra. Selon elle, le programme va réhabiliter les plages, renforcer la rélicience des personnes qui vivent sur le littoral et dégénérer des activités génératrices de revenues pour les femmes transformatrices de produits halieutiques.
Paule Kadja TRAORE

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