Secrétariat général de l’ONU : Talla Sylla invite le Président Diomaye Faye à poser un acte de « dépassement » au profit de son prédécesseur

Le Sénégal traverse une période singulière, oscillant entre l’euphorie d’un sacre continental récent et la douleur vive causée par la disparition de l’étudiant Abdoulaye Ba. C’est dans ce contexte chargé d’émotion que Talla Sylla a choisi de prendre la parole. Dans une tribune transmise à notre rédaction via IGFM, l’homme politique interpelle directement le Président Bassirou Diomaye Faye sur un dossier diplomatique majeur qui dépasse les frontières nationales.

Alors que les regards se tournent vers les prochaines échéances internationales, une hypothèse prend de l’épaisseur dans les couloirs diplomatiques : celle d’une candidature de l’ancien chef de l’État, Macky Sall, au poste de Secrétaire général des Nations Unies. Face à cette éventualité, Talla Sylla appelle les nouvelles autorités à une hauteur de vue qui trancherait avec les antagonismes politiques habituels.

Un appel au soutien républicain

Pour l’auteur de la tribune, la question ne doit pas se régler à l’aune des querelles intestines, mais sous le prisme de l’intérêt national. Talla Sylla exhorte le Président Diomaye Faye à soutenir officiellement cette candidature potentielle. Selon lui, si Macky Sall accède à cette charge suprême, ce n’est pas la victoire d’un clan, mais celle du « Sénégal qui s’installe à la tête du monde ».

Il invite le chef de l’État à considérer ce soutien comme un « sacerdoce » et une opportunité de parachever l’œuvre de réconciliation entamée lors de la passation de pouvoir de 2024. « Le véritable pouvoir est magnanime », écrit-il, soulignant que bloquer cette ascension au nom de la politique intérieure serait incompris par la communauté internationale.

Une opportunité diplomatique pour le régime en place

Au-delà de la figure de l’ancien président, Talla Sylla met en avant les bénéfices politiques pour l’actuel exécutif. Il décrit l’image d’un Président en exercice portant la candidature de son prédécesseur comme une « leçon d’élégance démocratique administrée à l’univers ». Cette démarche s’inscrirait dans la continuité des efforts diplomatiques actuels, notamment visibles lors des récentes activités du gouvernement au niveau de l’Union africaine.

En conclusion de son plaidoyer, Talla Sylla demande au Président de la République de briser les « chaînes du ressentiment » pour permettre au drapeau sénégalais de flotter plus haut, rappelant que l’histoire retient davantage les actes de grandeur que les victoires partisanes.

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