Philadelphie (États-Unis) – Dans une atmosphère empreinte de ferveur, la communauté mouride de Philadelphie a vibré au rythme du Magal, ce grand rassemblement religieux commémorant l’exil de Cheikh Ahmadou Bamba, fondateur du mouridisme. Cette édition a marqué les esprits par une initiative originale : elle a été organisée par un collectif de femmes cheffes de salons de coiffure, bien décidées à allier spiritualité et engagement communautaire.
Réunies autour de leur foi et de leur volonté de transmettre un héritage, ces entrepreneures ont fait de leur métier un outil d’influence sociale et culturelle.
« Les salons de coiffure sont plus que des lieux de beauté. Ce sont des espaces de rencontre, d’écoute et d’éducation. À travers ce Magal, nous avons voulu rappeler les valeurs islamiques chères à Serigne Touba : travail, discipline, solidarité et amour de Dieu », explique,Thiouba Dieng, l’une des initiatrices.
La journée a été ponctuée de récitals de Coran, de khassaïdes, de conférences sur la vie et l’œuvre de Cheikh Ahmadou Bamba, ainsi que de témoignages sur l’importance de préserver les valeurs islamiques dans la diaspora. Les organisatrices ont également mis en avant la place centrale des femmes dans la transmission de la foi et des traditions.
L’événement a attiré de nombreux participants venus de différents États américains, offrant ainsi un espace de communion et de renforcement des liens entre les membres de la communauté. Un volet caritatif a également été intégré, avec la collecte de fonds destinés à soutenir des projets éducatifs et sociaux au Sénégal.
L’entrepreneuriat féminin au service de la foi
En organisant ce Magal, ces femmes cheffes d’entreprise montrent qu’il est possible de concilier réussite professionnelle et engagement religieux. Elles rappellent aussi que l’entrepreneuriat féminin, souvent ancré dans la communauté, peut devenir un moteur pour promouvoir la solidarité et les valeurs spirituelles.
« Nous voulons inspirer les jeunes, en particulier les filles, à être ambitieuses tout en restant fidèles à leurs racines et à leur foi. Cheikh Ahmadou Bamba nous a appris que le travail bien fait est une forme d’adoration », souligne Thiouba Dieng. Avant d’ajouter : « Nos salons ne sont pas seulement des lieux de beauté, ce sont des espaces de transmission et de solidarité. Le Magal est pour nous l’occasion de rappeler les valeurs de travail, de discipline et de foi prônées par Serigne Touba ».
Abenatv
















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