Ousmane Sonko: « L’exécutif assure son rôle sans s’ingérer dans la justice »

Interpellé ce vendredi à l’Assemblée nationale sur la lenteur constatée dans le traitement des dossiers de reddition des comptes, le Premier ministre Ousmane Sonko a tenu à lever toute équivoque quant à la responsabilité du gouvernement dans ces procédures. Face aux députés, il a rappelé avec fermeté que l’exécutif ne s’immisce pas dans les enquêtes ou décisions judiciaires.

« Je ne sais pas pourquoi les dossiers sont lents. L’exécutif ne se mêle pas de la justice », a-t-il affirmé d’entrée, soulignant que la séparation des pouvoirs n’est pas une simple clause institutionnelle, mais un principe intangible de son gouvernement. Le chef de l’exécutif a toutefois précisé que l’État a un devoir constitutionnel : garantir que la justice fonctionne, et fonctionne bien. « Nous avons l’obligation de veiller au bon fonctionnement du service public de la justice. Nous nous y attelons chaque jour », a-t-il ajouté.

Cette mise au point intervient alors qu’une partie de l’opinion et plusieurs députés, notamment parmi les soutiens du pouvoir, exigent une accélération des dossiers financiers et administratifs emblématiques de la promesse de transparence. Pour beaucoup, la reddition des comptes constitue l’un des marqueurs les plus attendus du nouveau régime.

En défendant la neutralité de l’exécutif tout en réaffirmant son engagement pour une justice efficace, Ousmane Sonko tente de rétablir un équilibre délicat : répondre à l’exigence de résultats sans jamais franchir la ligne de l’ingérence. Une position qui, au cœur d’un contexte politique sous tension, trace les contours d’une gouvernance qui se veut ferme sur les principes et soucieuse des attentes citoyennes.

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