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June 20, 2021

OCTROI DE MARCHÉS À SON BEAU-FRÈRE, DES SALAIRES POUR LE PERSONNEL MUNICIPAL DE KOLDA…La grande bamboula de Bibi Baldé à la Sn Poste

Les syndicalistes de la Sn Poste sont montés au créneau pour dénoncer la gestion gabégique de l’entreprise par Abdoulaye Bibi Baldé. Les travailleurs de La Poste comptent se dresser en bouclier, comme un seul homme, pour exiger, d’une part, le remboursement de la dette de l’Etat vis-à-vis de La Poste et, d’autre part, le respect des principes d’une gestion sobre, transparente et viable.

La gestion de la Poste sous Abdoulaye Bibi Baldé est désastreuse. C’est en tout cas l’avis des syndicalistes. Ibrahima Sarr et ses camarades syndicalistes ont exposé la bamboula du Dg de la Poste dans ce contexte de tension financière aiguë et de baisse drastique du chiffre d’affaires. Selon eux, c’est dans ce contexte de crise aigüe que le Directeur général a choisi pour augmenter considérablement les charges de l’entreprise par des actes budgétivores inopportuns. Il s’agit de l’adoption d’un nouvel organigramme avec 42 postes de rang de directeur (plus que la taille du gouvernement) et 7 postes d’assistants du DG au rang de chef de département avec avantages indus en nature et en numéraire, sans compter le nombre important de conseillers techniques; l’installation d’un cabinet « ministériel » pour caser une clientèle politique, à l’exclusion de tous les postiers. Il s’agit aussi de la signature de contrats de prestataires de service au profit de ses partisans politiques avec des salaires indécents (le premier adjoint au maire de Kolda perçoit 590.000 FCFA/mois et bénéficie d’une dotation en carburant de 322 litres/mois estimés à 250.000 FCFA soit un montant total de 840.000 FCFA/mois sans aucune contrepartie pour La Poste. Mais aussi du recrutement d’conseiller technique au Ministère du commerce est cumulativement nommé responsable de la communication et des relations publiques de La Poste avec rang de Directeur et un budget global de plus 600 millions ; l’octroi de marchés dans différents domaines au beau-frère du DG sous le couvert de GKS dont la somme des montants attribués se chiffre à 96.320.000 FCFA entre Octobre 2019 et 2020. Il en est également de l’octroi de subventions exagérées (entre 1 million et 5 millions) à des associations généralement basées dans sa zone politique et pour lesquelles on peut se permettre de douter de leur existence juridique ; des marchés de prestation de services intellectuels non nécessaires et parfois fictifs (paiement intégral d’un montant de plus de 25 millions au cabinet Impaxis pour la titrisation des créances sur la DGPSN (Délégation Générale à la Protection sociale et à la Solidarité Nationale)  sans que les services ne soient effectués ; recrutement d’un cabinet pour accompagner La Poste à trouver des partenaires stratégiques) ; la démolition/reconstruction inopportune des carreaux du hall de la direction générale pour 22 millions ; la construction de nouveaux bureaux à la direction générale pour un montant global de plus de 100 millions. Les syndicalistes ont également dénoncé l’utilisation des moyens logistiques de La Poste à des fins personnelles et politiques pour ses multiples déplacements dans son fief politique, entravant gravement les besoins d’exploitation et occasionnant des charges indues en indemnités de déplacement (pour sa cour politique) et en carburant ainsi que leur prise en charge dans les réceptifs hôteliers. 

La Poste est dans une agonie lente et douloureuse

Revenant sur la gestion de l’entreprise par le Bibi Baldé, Ibrahima Sarr de faire savoir : «notre entreprise traverse une des phases les plus incertaines de son histoire et qui compromet sérieusement son avenir et celui de plus de 4.300 agents qui y travaillent. Cette situation, longtemps décriée par notre syndicat, s’est exacerbée au fur et à mesure au point d’atteindre un niveau effarant : l’exploitation est quasiment à l’arrêt en raison de l’absence quotidienne de trésorerie ;  les projets de développement sont relégués, faute de financement ;  les partenaires stratégiques délaissent La Poste pour manquements à ses engagements». Mais aussi avec le le paiement des salaires qui «devient un véritable casse-tête pour la direction générale et une incertitude angoissante pour les travailleurs. Autant dire que La Poste est dans une agonie lente et douloureuse».  C’est face à ces manquements que les syndicalistes ont décidé de sonner le tocsin la sonnette. «Le SNTPT n’acceptera jamais d’assister passivement à la mort de La Poste par la faute d’une direction générale irresponsable et d’un Etat complice», dénoncent les travailleurs de La Poste qui comptent se dresser en bouclier, comme un seul homme, pour exiger, d’une part, le remboursement de la dette de l’Etat vis-à-vis de La Poste et, d’autre part, le respect des principes d’une gestion sobre, transparente et viable. «Plus qu’un simple outil de travail, La Poste est un patrimoine national, un bien public du peuple sénégalais pour la défense duquel les travailleurs sont prêts à tous les combats. Autant dire que la lutte ne fait que commencer», explique Ibrahima Sarr.

Lemandat

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