NATURAL JUSTICE : Le droit de l’environnement est l’outil par  pour prévenir les problèmes …

En Afrique, particulièrement au Sénégal,  les problèmes environnementaux s’accompagnent d’une situation d’injustice sociale car les préjudices sont souvent inégalement réparties et la plus grande charge est supportée par les moins nanties et ceux qui n’étaient pas à l’origine de cette dégradation. Le concept de justice environnementale s’est formé dans le contexte où certains exploitaient les ressources et le milieu et d’autres subissaient les effets négatifs de cette exploitation sans qu’il y ait compensation ou réparation. Le droit de l’environnement est l’outil par excellence pour prévenir les problèmes environnementaux, pour réparer les préjudices subis ou pour réhabiliter des milieux. Il repose sur des principes fondamentaux tels que la préservation de la diversité biologique et la conservation des ressources naturelles, la précaution, la prévention et l’évaluation des conséquences environnementales de tout projet, la concertation et la participation de toutes les parties prenantes, l’accès à l’information. Il repose également sur d’autres outils comme le droit à l’environnement, qui implique en matière de justice environnementale, le droit à un niveau de protection sans aucune discrimination. Aussi, pour  soutenir  les communautés et les organisations locales, mener des recherches approfondies sur le droit de l’environnement et les droits de l’homme, donner  des conseils techniques aux gouvernements et aux organisations intergouvernementales, l’ONG Natural Justice (NJ) s’est installé au Sénégal. Présente depuis plus de trois ans dans le pays de la Téranga, Natural Justice, selon Mme Sohna Dié Ka Dia responsable du programme Affirmation du droit et du statut auprès des communautés du Bureau Afrique Francophone et intervient dans cinq localités : Bargny, îles du saloum, Casamance, Mboro et Cayar. L’organisation travaille sur plusieurs thématiques dont les industries extractives, la biodiversité, les Aires et territoires du patrimoine autochtone et communautaire (APAC), le changement climatique, la pêche et les communautés côtières, l’exploitation offshore, la transition énergétique juste, etc… 

Elle s’exprimait lors d’un « Petit–déjeuner de presse » à l’intention de journalistes, ce vendredi. Mme Dia a précisé que leur structure  a mis en place, à travers le continent africain des initiatives qui vont au-delà d’une approche nationale. A ce jour, trois initiatives sont mises en œuvres par Natural Justice. « La première initiative est l’initiative sur les défenseurs environnementaux accompagnés par l’ONG dans des urgences par la mise en place d’un fonds visant à les aider à faire face à des menaces ou des intimidations. La seconde initiative est celle des communautés côtières qui vise essentiellement la mise en place d’un réseau des communautés côtières au niveau national, régional et africain qui vont être connectées et travailler pour faire face à des problématiques dans les secteurs de la pêche artisanale, l’économie bleue et l’exploitation offshore. Enfin, NJ a mis en place l’initiative Juste énergie transition for Africa (JETA). Elle permet d’aider les communautés pour une meilleure prise en charge de leurs droits mais aussi la promotion des énergies renouvelables et l’accès à des énergies à moindre coût au profit des communautés », a affirmé Sohna Dié Ka Dia.

D’après elle,  Natural Justice est « à la conquête de l’Afrique » pour la préservation de la nature et le bien-être des personnes vulnérables. Aussi, «  à ce jour, présente dans une quinzaine de pays dont quatre en Afrique de l’Ouest, quatre en Afrique de l’Est et les reste en Afrique du Sud » renseigne-t-elle.    

Sur le plan africain, renchérit son collègue par Thaddée Adiouma Seck, par ailleurs, chargé de programme de Natural Justice, NJ intervient sur le continent africain à travers trois hubs basés en Afrique du Sud, au Kenya et au Sénégal (Hub de Dakar). Celui de Dakar couvre non seulement les pays de l’Afrique de l’Ouest (le Burkina Faso, la Guinée, le Nigeria, et le Sénégal) mais aussi Madagascar. Son intervention est axée sur 4 approches innovantes à savoir les parajuristes environnementaux communautaires, l’autonomisation juridique des communautés pour l’affirmation et la défense de leurs droits, le contentieux et le plaidoyer pour soutenir les communautés locales qui défendent leurs écosystèmes contre les impacts environnementaux.

Paule Kadja TRAORE

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