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November 28, 2021

Les communautés reverdissent le Sahel :Atelier National sur les défis, stratégies et partenariat du reverdissement au Sénégal

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e projet intitulé “Les communautés reverdissent le Sahel » Quelle approche partenariale pour une synergie d’Action efficace est mis en oeuvre. par le Consortium CRS-DOB qui est constitué du Centre National de Recherches Forestières de l’Institut Sénégalais de Recherches Agricoles (CNRF/ISRA), de ENDA Énergie, de ENDA Pronat et de IED Afrique qui en assure la coordination au niveau national. il engage une dynamique d’échange et de mutualisation des efforts dans l’optique de se renforcer mutuellement.Le principal objectif du Consortium CRS-DOB est d’appuyer les communautés pour la régénération de plusieurs milliers d’hectares de terres dégradées. Ceci, afin de contribuer à une meilleure résilience des populations rurales grâce entre autres, à l’augmentation de la production agricole, le renforcement de la sécurité alimentaire et l’amélioration des revenus des ménages. Ce programme financé  par DOB Ecology, est mis en œuvre au Burkina Faso, au Niger et au Sénégal avec l’appui technique de Both ENDS. Il vise l’adoption de la Régénération Naturelle Assistée (RNA) par les communautés, les gouvernements, les ONG et le secteur privé comme techniques de reverdissement pour restaurer les terres dégradées et renforcer la résilience et la sécurité alimentaire. Le Sénégal fait face à une dégradation continue du couvert végétal du fait de plusieurs facteurs (anthropique et naturel) exacerbés par les conséquences du changement climatique  comme pour beaucoup de pays du Sahel, Pour renverser cette tendance de dégradation, plusieurs initiatives sont prises par l’État et ses partenaires.La multiplicité des initiatives prouve à suffisance la prise de conscience sur la nécessité d’engager des actions à moyen et long termes pour reverdir le pays. Force est de reconnaitre également que cette volonté de reverdir le pays et le Sahel se traduit par des efforts importants de mobilisation de toutes les parties prenantes pour une approche efficace du reverdissement. C’est ainsi qu’il a été constaté au cours des dernières années, la mise en place de plusieurs dynamiques institutionnelles, politiques, scientifiques et techniques. Il s’agit notamment de la mise en place d’un cadre réglementaire favorable avec des politiques, programmes/projets en faveur de la conservation des ressources forestières. Au Sénégal, l’État a récemment mis sur pied l’Agence Sénégalaise de la Reforestation et de la Grande Muraille Verte (ASRGM) avec comme volonté de « bâtir un Sénégal vert ». Ainsi, les efforts sont de plus en plus orientés vers le reverdissement avec des approches relativement nouvelles : gestion durable des terres (GDT), économie de la dégradation des terres (ELD), régénération naturelle assistée (RNA), etc. Ce changement de paradigme dénote une volonté commune des différentes parties prenantes de réintroduire l’arbre dans le paysage agraire à travers différentes techniques agro�forestières.Dans ce contexte, on assiste de plus en plus à la mise en place de plusieurs plateformesd’acteurs. Cela traduit une volonté d’adopter une démarche participative et inclusive dans la gouvernance des ressources forestières afin qu’elles puissent continuer à jouer durablement leur rôle dans l’amélioration des conditions d’existence des populations. Cette pluralité des interventions et des approches constitue un atout majeur pour atteindre les résultats escomptés. En outre, on note de plus en plus la formulation d’objectifs chiffrés par les programmes. Par exemple dans le cadre de l’initiative AFR100, l’État du Sénégal vise à atteindre la restauration de 2 000 000 hectares de paysages dégradés et déboisés d’ici à 2030 ;le projet “Des arbres pour reverdir l’Afrique” coordonné par World Vision Sénégal vise à reverdir 160 000 hectares d’ici 2022 ; le programme intitulé « Les communautés reverdissent le Sahel » vise 60 000 ha en 10 années, etc. Cette nouvelle approche d’intervention très opérationnelle du reverdissement, soulève beaucoup de défis sur les mécanismes de mesures de ces résultats. Quel devra être le rôle des acteurs institutionnels dans ces dynamiques dont l’ancrage constitue les territoires ? Quel devra être la responsabilité des organisations communautaires de base dans le processus ? Quel rôle pour les collectivités territoriales dans un contexte de décentralisation et de territorialisation des politiques publiques ? Dès lors, avec les différents défis que le reverdissement soulève, l’enjeu est de pouvoirconstruire sur ces dynamiques pour une atteinte plus efficace des résultats. Cette pluralité des acteurs et des interventions met en relief la nécessité du renforcement des synergies d’action. Il s’agira de voir comment permettre à toutes les parties prenantes de surmonter les défis et d’atteindre de façon inclusive, efficace et efficiente les résultats escomptés pour améliorer les conditions d’existence des communautés ?Relever un tel défi, requiert un cadre de concertation permettant de créer les conditions pour un apprentissage mutuel et un renforcement dans la synergie des interventions. C’est dans cette perspective que le Consortium CRS-DOB qui met en œuvre le projet intitulé « Les communautés reverdissent le Sahel » engage une dynamique d’échange et de mutualisation des efforts dans l’optique de se renforcer mutuellement. Ceci, afin de contribuer à une meilleure résilience des populations rurales grâce entre autres, à l’augmentation de la production agricole, le renforcement de la sécurité alimentaire et l’amélioration des revenus des ménages.C’est dans ce contexte et dans un souci de partager les expériences, de contribuer à la facilitation de ce dialogue et la synergie des acteurs que le Consortium CRS-DOB organise un atelier national sur les défis, stratégies et partenariat du reverdissement au Sénégal.Les objectifs visés à travers cet atelier s’articulent autour du partage sur les différentes initiatives de reverdissement en cours ou récentes au Sénégal ; des échanges sur les défis, les approches, la mesure des progrès et les mécanismes de miseen place de bases de données fiables sur le reverdissement au Sénégal ;de réfléxions  sur la manière dont la dimension économique (chaine de valeur forestière) peut contribuer à la restauration et à la préservation des ressources naturelles et de discussions. sur les  opportunités de partenariat et de synergie entre les parties prenantes clés en charge des initiatives de reverdissement.Le reverdissement au Sénégal concerne une multitude d’acteurs. Ainsi, du fait de la nécessité d’une implication effective de tous les acteurs pertinents, cet atelier national est ouvert à une diversité de parties prenantes capables de faciliter l’atteinte des objectifs. C’est ainsi que cette rencontre réunira, en plus des représentants des principaux partenaires, les représentants des services techniques de l’État, des organisations de la société civile, les représentants des collectivités territoriales, des chercheurs, les représentants des partenaires techniques et financiers, des représentants d’organisations internationales, des porteurs d’initiatives de reverdissement ou de valorisation des produits forestiers non ligneux (PFNL), des personnes ressources choisies du fait de leurs compétences distinctives dans le domaine du reverdissement, etc.babacar Sene Journal Agropasteur

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