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November 30, 2021

JOURNEE MONDIALE DE L’HYGIENE DES MAINS : La population pauvre a toujours les mains sales…

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En 10 jours seulement, les recettes tirées des ventes de smartphones dans le monde permettraient de couvrir les frais associés aux mesures visant à garantir que les habitants des pays les plus pauvres puissent se laver les mains à l’eau et au savon à leur domicile – WaterAid

WaterAid a déclaré aujourd’hui qu’il serait possible de couvrir en 10 jours seulement les 11 milliards de dollars US nécessaires pour permettre à tous les habitants des pays des les plus pauvres de se laver les mains à l’eau et au savon à leur domicile d’ici à 2030 avec les recettes tirées de la vente de smartphones dans le monde.

Un nouveau rapport de l’OMS et de l’UNICEF, publié ce jour à l’occasion de la Journée mondiale de l’hygiène des mains, révèle que permettre à chaque habitant des pays les plus pauvres du monde de se laver les mains à l’eau et au savon coûterait environ 11 milliards de dollars US. Les perspectives d’avenir des personnes actuellement dans l’impossibilité de se laver simplement les mains à leur domicile s’en trouveraient transformées.

Selon WaterAid, pour l’équivalent de seulement 1,40 dollar par personne, des millions de vies pourraient être sauvées et un potentiel économique de plusieurs milliards de dollars pourrait être exploité.

Alors que les dirigeants des États du G20 doivent se rencontrer à Rome en vue d’améliorer la préparation face aux pandémies, WaterAid alerte sur la nécessité de réaliser des investissements publics pour offrir à tous la possibilité de se laver les mains, cette pratique jouant un rôle essentiel dans la lutte contre les maladies diarrhéiques et les infections respiratoires évitables.

D’après les dernières estimations de l’OMS et de l’UNICEF, trois personnes sur dix dans le monde n’ont pas la possibilité de se laver les mains à l’eau et au savon à leur domicile et, si les tendances actuelles se poursuivent, 1,9 milliard de personnes – parmi lesquelles des familles et des enfants – en seront toujours privées en 2030.

S’appuyant sur les résultats d’une récente analyse menée dans le cadre de son rapport Mission critique, WaterAid a conclu que garantir un accès universel à l’eau, l’assainissement et l’hygiène permettrait de débloquer des milliers de milliards de dollars de valeur. La réalisation de cet objectif serait susceptible de générer un bénéfice net de 45 milliards de dollars US par an. En outre, le simple fait d’équiper chaque foyer d’un robinet pourrait rapporter 37 milliards de dollars US par an.

WaterAid a alerté aujourd’hui sur la lenteur inquiétante des progrès dans ce domaine. Pour que chaque personne soit à même de se laver les mains à son domicile d’ici à 2030 – l’un des objectifs de développement durable des Nations Unies –, les gouvernements doivent progresser à un rythme au moins quatre fois plus soutenu qu’actuellement. Toutefois, la valeur économique de l’accès universel à l’hygiène des mains, à l’instar des services d’approvisionnement en eau et d’assainissement, est largement sous-estimée par les gouvernements, les entreprises et les bailleurs de fonds, résultant en un sous-investissement chronique dans ce secteur. 

WaterAid affirme qu’investir dans l’eau, l’assainissement et l’hygiène procure de nombreux avantages aux gouvernements : il s’agit d’une mesure rentable, qui contribue à atteindre les cibles sanitaires et accroît la productivité, soutenant ainsi la croissance économique du pays. Si les gouvernements investissaient dans la construction de toilettes et la prestation de services d’approvisionnement en eau et d’hygiène, ne serait-ce qu’élémentaires, ils pourraient récupérer jusqu’à 21 fois la somme investie.

La mise à disposition de services élémentaires d’approvisionnement en eau pourrait permettre aux femmes et aux filles de gagner l’équivalent de 77 millions de jours de travail par an, qu’elles consacrent actuellement à la collecte de l’eau. L’éventail de leurs choix personnels et professionnels s’en trouverait élargi, faisant ainsi progresser l’égalité des genres. Une bonne hygiène permet de réduire à moindre coût la charge des maladies diarrhéiques et respiratoires, d’améliorer la qualité de vie, de réduire les dépenses de santé et de libérer du temps productif.

La réalisation de l’accès universel aux services d’hygiène d’ici à 2040 pourrait prévenir 96 millions de cas de maladies diarrhéiques et 160 millions d’infections respiratoires chaque année. La prévention de chaque cas de maladie représente donc une dépense inférieure à 10 dollars US. Les résultats des recherches de WaterAid indiquent que les services d’hygiène pourraient permettre de gagner jusqu’à 39 milliards de dollars US de temps productif.

Abdul Nashiru Mohammed, Acting Regional Director for WaterAid West Africa said:

« Investir en faveur de la fourniture de savon et de l’approvisionnement en eau constitue clairement un investissement “sans regrets” dans les foyers, les établissements de santé et les écoles. Sans cet investissement, les efforts de relèvement face à la COVID et de préparation aux futures pandémies resteront vains. Des choix gouvernementaux judicieux pourraient s’avérer déterminants pour garantir un avenir prospère, une population en meilleure santé et pour garantir le bon fonctionnement de la société.

Il est prouvé que la promotion du lavage des mains est une mesure rentable. Les investissements dans la santé, l’éducation et l’approvisionnement en eau amélioré se retrouvent tous compromis si le lavage des mains au savon n’est pas intégré à la stratégie globale. Les gouvernements ne doivent pas attendre qu’une autre crise frappe leur pays pour réaliser des investissements pertinents en faveur de la santé et du bien-être de leur population et de la résilience de leur économie ».

Claire Seaward, Directrice des campagnes mondiales de WaterAid, a déclaré :

« À la veille du G20, il est temps pour les gouvernements et les bailleurs de fonds de tenir compte du fait qu’investir dans l’eau, l’assainissement et l’hygiène constitue un investissement vital dans la santé à long terme de leur population et la prospérité économique de leur pays. Ces infrastructures simples, mais essentielles, ont été mises sur le banc de touche pendant trop longtemps et leurs bénéfices ont été sous-évalués, paralysant les économies et maintenant des millions de personnes en mauvaise santé, en particulier les femmes et les filles, et les piégeant dans la pauvreté.

Le temps est venu d’agir. Les gouvernements doivent susciter un changement de comportement, établir des feuilles de route claires pour garantir l’accès de tous à l’hygiène des mains d’ici à 2030 et octroyer les fonds nécessaires pour y parvenir. Il sera indispensable de coopérer avec les entreprises afin de renforcer les chaînes d’approvisionnement des produits et services d’hygiène. Les bailleurs de fonds doivent rapidement accroître leur soutien financier dans les pays à revenu faible et intermédiaire, en reconnaissant le rôle essentiel de l’hygiène des mains dans la préparation aux pandémies et en luttant contre la résistance antimicrobienne ».

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