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August 4, 2021

JOURNÉE MONDIALE DE L’EAU: Le taux d’accès est 91, 3 % dans le monde rural

A l’instar de la communauté internationale, le Sénégal a célébré, hier, la journée mondiale de l’eau sous le thème « Ne laisser personne à côté ». Le Sénégal est dans cette inclusion au regard du taux d’accès de 91, 3 % dans le monde rural.

L’accès à l’eau potable en milieu rural est une réalité, au Sénégal. En présidant, le 22 mars, la journée mondiale de l’eau, le coordonnateur du Programme Eau potable pour l’Assainissement du Millénaire ( Pepam), Amadou Diallo, conseiller technique et coordonnateur de la Cellule de suivi au  ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement a révélé qu’en 2017 plus 91% des ruraux ont accès l’eau potable. Selon lui, le Sénégal est en avance  sur le thème choisi cette année par la communauté internationale « Ne laisser personne de côté ».  Ces résultats sont obtenus grâce à la construction des ouvrages sous la conduite du Pepam, du Programme d’urgence pour le développement communautaire et du Programme d’urgence de modernisation des axes routiers ( Puma). Il est en de même dans les grands centres urbains où l’exécution des projets structurants à savoir Kms3 et la construction de l’usine de dessalement d’eau de mer sont en cours.  

 Le représentant du ministre croit  que le Sénégal est en phase avec les préoccupations de la communauté internationale qui cherche à réduire les disparités à l’horizon 2030. « L’une des cibles de l’Odd 6 consiste à assurer d’ici 2030, l’accès à l’eau pour tous  et une gestion durable des ressources en eau. Concrètement, cela signifie, qu’il ne faut laisser personne de côté notamment les groupes marginalisés : les femmes, les enfants, les personnes handicapées…. » a signifié Amadou Diallo. Il a rendu un hommage aux partenaires du Sénégal tels que la Banque africaine du développement et l’Union européenne. « Nous avons un excellent programme avec le Pudc qui a permis  de construire et réhabiliter plus de 700 forages en milieu rural entre 2012-2019 et réaliser des milliers de kilomètres de réseaux et des centaines de branchements et bornes fontaines » a insisté M. Diallo. Ce qui à son avis constitue une excellente chose parce que l’humanité a besoin d’eau. « Rien n’est plus nécessaire qu’une goutte d’eau. Elle est au centre du développement durable. L’eau, ainsi que les services induits, contribue fortement à la réduction de la pauvreté, à la croissance économique et à la sauvegarde de l’environnement » a  argumenté Amdou Diallo. Le directeur  de la Gestion et de la planification des ressources en eau (Dgpre) Niokhor Ndour a rappelé que la journée mondiale de l’eau, est une occasion d’intensifier le plaidoyer et de faire une évaluation  des stratégies pour une gestion durable du liquide. Toutefois dans d’autres pays, des milliers de personnes n’ont pas accès à ce liquide précieux. Le ratio est de trois sur 10.

Source : Le Soleil

La réforme a induit une baisse du prix de l’eau

L’exploitation et la maintenance est du ressort du privé depuis l’entrée en vigueur de la réforme de 2014.  Depuis lors, l’Office des forages des eaux (Ofor) s’occupe de la gestion du patrimoine mais également des délégations de services publics en rapport avec les délégataires. « Cette réforme vise à assurer un service de qualité notamment l’entretien et la maintenance pour la durabilité du  service. C’est cela qui permettra à l’Ofor de pouvoir s’occuper des zones qui ne disposent pas encore de ses services » a expliqué  Seyni Ndao, directeur général de l’Ofor. Il a souligné que la  réforme a permis de confier la gestion à des professionnels de l’eau.  « Nous avons démarré 2015 avec la Société d’exploitation des ouvrages hydrauliques ( Seoh). En 2018, nous avons mis sous délégation de services publics des forages de Thiès, Diourbel, Tambacounda et Diourbel. Nous envisageons au courant de l’année de couvrir l’ensemble des 8 périmètres du Sénégal », a informé Seyni Ndao.  Il a précisé que ce sont  les délégataires qui ont la responsabilité de fournir aux populations une eau de qualité. « L’Ofor  fait des analyses contradictoires sur la base de celles réalisées par des délégataires. A cela s’ajoutent des audits techniques et financiers qui sont effectués. C’est autant d’avantages qui sont constatés dans le cadre de la réforme » a expliqué le directeur général de l’Ofor. Le prix de l’eau en milieu rural  fait partie aussi des avantages de la réforme. « Avant le prix du mètre cube appliqué tournait autour 375 francs Cfa. Aujourd’hui les arrêtés ministériel fixent le prix a baissé jusqu’à 250 francs Cfa en milieu rural quelle que soit la quantité consommée. C’est un avantage énorme parce que l’Etat a tenu en compte  du pouvoir d’achat des populations rurales », a évoqué le Dg de l’Ofor. Seyni Ndao a reconnu cependant que la réforme traine encore quelques faiblesses.  Il a cité a lenteur qui permettrait de couvrir l’ensemble du Sénégal et de faire face aux réfractaires qui empêchent la réforme  de se dérouler convenablement.

Source : LeSoleil

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