La finale de la Coupe d’Afrique des nations 2025 entre le Sénégal et le Maroc s’est achevée par une victoire sénégalaise (1-0 après prolongation). En fin de match, après l’intervention de l’assistance vidéo ayant conduit à l’attribution d’un penalty au Maroc, le sélectionneur sénégalais, Pape Thiaw, a brièvement appelé ses joueurs à quitter la pelouse pour protester contre la décision arbitrale. Les joueurs sont finalement revenus, la rencontre a repris, le penalty a été manqué par Brahim Diaz et le match est allé à son terme.
Le résultat sportif n’a pas été remis en cause à l’issue de la rencontre, le Sénégal étant sacré champion après la prolongation. En revanche, cet épisode a soulevé la question des suites disciplinaires possibles pour les officiels et la fédération.
Un dossier disciplinaire ouvert
Selon les éléments communiqués le 19 janvier 2026, la Confédération africaine de football a indiqué avoir ouvert un dossier disciplinaire. Un communiqué publié dans la matinée condamne un « comportement inacceptable de certains joueurs et officiels » et précise que les images de la rencontre ont été transmises au jury disciplinaire.
La Fédération internationale de football association a également réagi par la voix de son président, Gianni Infantino, présent à Rabat, qui a qualifié l’incident d’« inadmissible » et appelé à des sanctions. Les rapports évoqués par les instances désignent le sélectionneur sénégalais comme l’initiateur du mouvement, tandis que Sadio Mané est présenté comme ayant contribué au retour de l’équipe sur le terrain.
Les précédents connus dans le football international
Des situations comparables ont déjà donné lieu à des décisions disciplinaires, dont la portée dépend principalement de l’issue de la rencontre. Lors de France–Koweït à la Coupe du monde 1982, l’intervention du président de la fédération koweïtienne avait entraîné une amende et un blâme à l’encontre du responsable, sans modification du résultat, le match ayant été mené à son terme. À l’inverse, en Turquie en 2023, le départ définitif d’Istanbulspor lors d’un match de championnat avait conduit à une défaite sur tapis vert, à un retrait de points et à des suspensions individuelles.
Un autre cas, souvent cité pour son caractère distinct, concerne PSG–Basaksehir en 2020, où les deux équipes avaient quitté la pelouse pour protester contre des propos jugés racistes. Aucune sanction sportive n’avait alors été prononcée contre les clubs, l’UEFA ayant reconnu le caractère exceptionnel de la situation.
Le cadre réglementaire applicable
Les règlements disciplinaires de la FIFA et de la CAF prévoient qu’un refus de reprendre le jeu entraînant l’arrêt définitif d’un match peut conduire à un forfait. En revanche, lorsque la rencontre reprend et va à son terme, le résultat acquis sur le terrain est maintenu. Les textes prévoient toutefois des sanctions financières et disciplinaires à l’encontre des officiels ou des fédérations en cas d’incitation à l’abandon ou d’atteinte à l’image de la compétition.
À la date du 19 janvier 2026, l’heure à laquelle nous écrivons ces lignes, aucune décision disciplinaire définitive n’a été annoncée. Les éléments disponibles indiquent que le titre remporté par le Sénégal n’est pas remis en cause, le match ayant été achevé. Les suites éventuelles concernent exclusivement des sanctions disciplinaires et financières, qui relèvent de l’appréciation du jury disciplinaire de la CAF. Les modalités et l’ampleur de ces sanctions n’ont pas été communiquées à ce stade.
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