Marième Dial, dans «Maîtresse d’un homme marié», s’est imposée comme une figure incontournable du petit écran sénégalais. Mais loin des projecteurs, l’actrice mène un combat contre des démons qui la poursuivent depuis l’enfance. L’Observateur, avec l’aide d’un psychologue, a cherché à comprendre. Extraits.
1. Tentative de suicide à 11 ans
Surpoids, bégaiements, moqueries, rejet… : Halima Gadji a eu une enfance difficile. À 11 ans, elle tente de mettre fin à ses jours. Elle a su se relever et devenir, adulte, une actrice de renom, propulsée au sommet de son art par son interprétation de Marième Dial dans «Maîtresse d’un homme marié». Mais, visiblement, ses vieux démons la hantent toujours. «Ses crises répétées traduisent une vulnérabilité ancrée, nourrie par une hypersensibilité et des blessures anciennes», diagnostique le psychologue Khalifa Mouhamed Traoré, interrogé par L’Observateur.
2. Actrice intense
Pour Halima Gadji, jouer est bien plus qu’un métier. Il s’agit d’une thérapie. À travers des rôles intenses, des personnages entiers, passionnés, transgressifs, mais vulnérables. L’actrice y transpose ses propres luttes intérieures.
3. «Spectacle», «jugement»
Le public aurait-il contribué à aggraver la situation de Halima Gadji ? Affirmatif, si l’on se fie au psychologue. Pour une célébrité, indique le spécialiste, la dépression «devient un spectacle public, un objet de jugements», ce qui complique les choses pour le sujet, contribue à son isolement.
4. «Image intime et réalité intime»
Pour le psychologue, le cas Halima Gadji illustre «la violence du décalage entre l’image publique et la réalité intime». «Ce que Halima nous montre, embraye Khalifa Mouhamed Traoré, c’est qu’il n’y a pas de contradiction entre être une star admirée et traverser des failles intimes. Cette intensité émotionnelle nourrit son talent, mais peut aussi la fragiliser si elle n’est pas accompagnée.»
5. Kader Gadji
Le frère de Halima Gadji, Kader, «Birame» dans «Maîtresse d’un homme marié», a dédié à sa sœur «Moi contre moi», un court-métrage poignant sur la lutte intérieure. «À travers ce film, j’ai voulu montrer que chacun affronte ses démons, mais qu’il existe toujours une lumière», confie l’acteur à L’Observateur.















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