Fillette suspendue dans le vide : comment l’insoutenable dernière séquence de «Baabel» a été tournée

L’image est de nature à heurter les âmes sensibles : une petite fille, Umu dans le film, suspendue dans le vide, au-dessus de la balustrade du balcon. Si Marodi, la maison de production de la série, voulait marquer les esprits pour la dernière séquence de «Baabel», mission accomplie. À tel point que L’Observateur a consacré une page à la scène dans son édition de ce jeudi, invitant le PDG de la boîte à en raconter la préparation.

«D’abord, sur le plan mental (quelques jours avant tournage) : nous avons expliqué au parent le contexte, rembobine Massamba Ndour. Après accord, nous avons sollicité sa présence pour soutien. Une fois au plateau, plusieurs mécaniques ont été observées afin de rendre le tournage fluide et ne pas exposer l’enfant trop longtemps à l’exercice du balcon.    

Le patron de Marodi assure que d’autres précautions, notamment «logistique», ont été prises. «Une vraie relation de confiance a été établie entre Fa et bébé Umu. Ainsi, l’acteur enfant ne serait pas sujet à des crises de panique ou autre. Ce sont des jours, voire des semaines de préparation mentale et morale, assurée par le réal [réalisateur] et le scénariste. Par ailleurs, un parent de l’enfant acteur assisté au tournage afin d’apporter son soutien moral à l’enfant.» 

En règle générale, assure Massamba Ndour, Marodi accorde une attention particulière à l’exploitation d’images d’enfants dans ses productions. «Les normes sont progressives et à chaque moment on apprend, on évolue, on essaie de faire mieux, clame-t-il. Mais dès lors, nous pouvons préciser que notre cadre réglementaire commence à la signature du contrat qui se fait non pas avec l’enfant acteur, mais un parent ou ayant droit. Ensuite, des personnes aux responsabilités bien déterminées, comme le chef de projet, le réal, le coach d’acteur, suivent pas à pas l’acteur jeune afin de bien l’encadrer, mais aussi de le préparer mentalement à gérer la notoriété, les critiques, les risques et autres…. C’est un chemin encore long, qu’il faudra parcourir.»

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