Femmes, inspirations, lecture comme socle de Paix : La journaliste Mame Famew à cœur ouvert

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Journaliste et romancière, Mame Famew Camara est revenue sur sa vie. Dans cet entretien, l’écrivaine a levé un coin du voile sur ses écrits, ses inspirations mais surtout la lecture comme socle de paix.

D’abord, parlez-nous un peu de votre trajectoire?

Je suis un produit de l’école sénégalaise et française. En effet, j’ai fait une partie de mes études au Sénégal et l’autre partie en France. Mon grand pére maternel est un produit de l’école nationale d’Administration. Je voulais suivre ses pas en intégrant l’Institut d’Etudes Politiques de Lyon. Malheureusement Dieu a voulu que je ne finisse pas ma formation pour des raisons de santé. Mais par la suite, j’ai pu faire une classe préparatoire en Administration Publique, j’ai obtenu la Licence et je suis rentrée au Sénégal. Après diverses expériences dans le Journalisme et la Communication, j’ai repris mes études. Aujourd’hui, j’ai un Master 2 en Communication Politique, un Master en Gouvernance de la Sécurité, Criminologie et Géopolitique, un Master 1 en Art et Culture. J’ai aussi cumulé de l’expérience sur le terrain politique, notamment dans le parti du Premier Ministre Abdoul Mbaye, que j’ai quitté par la suite.

Depuis quand écrivez vous ?

J’écris depuis que je suis petite. Des poèmes par-ci, des lettres par-là. Je me rappelle mon premier prix littéraire, je l’ai obtenu quand j’étais élève à L’institut Notre Dame. C’était un concours de poésie sur la Paix. Et je l’ai gagné. Mais j’ai commencé à publier en 2012.

Qu’est-ce qui vous a donné envie d’écrire des livres ?

Ce qui me pousse à écrire, c’est que j’ai toujours été fascinée par le monde des Lettres. Je lisais beaucoup adolescente et étudiante. Et, je me disais que j’écrirai un livre un jour. Mon rêve s’est réalisé

Comment vous vient l’inspiration ?

L’inspiration me vient de mon entourage, de la société mais aussi de ma vie. Dans toute œuvre artistique il y a une part de soi. C’est ce mélange qui fait mon ouvrage. En effet, dans chacun de mes ouvrages il y a des faits sociaux mais aussi une part de moi. J’ai aussi ma grand mère maternelle et ma maman qui m’inspirent beaucoup.

Quels sont vos genres préférés?

La poésie est le premier genre qui m’inspire. Après viennent le théâtre, le roman et la nouvelle. Je suis curieuse donc je lis tout.

Dans vos livres, vous parlez souvent des femmes. Comment vous voyez le Sénégal des femmes en perspective?

En effet, la Femme m’inspire beaucoup. Il est toujours question de femme dans mes œuvres. Parce que c’est un être que j’admire. Je la trouve forte, courageuse, responsable et digne. Ce qui fait que je ne peux m’empêcher de parler d’elle. Au Sénégal, je trouve que les femmes se sont battues jusqu’à avoir la parité, mais l’application laisse encore à désirer. Il nous reste encore du chemin pour qu’elle ait la place qu’elle mérite réellement.

Est ce que vous pensez que la lecture peut-être un levier pour le vivre ensemble et qu’est ce qu’elle peut apporter aux jeunes?

Oui la lecture peut être un levier pour le vivre ensemble. Une personne qui lit sera toujours différente d’une autre qui ne le fait pas; de par son ouverture d’esprit et sa capacité à accepter l’autre dans sa différence. Les personnes qui lisent sont rarement sectaires, fanatiques, ils ont l’esprit critique. Et il ne faut pas oublier que le fanatisme et le sectarisme sont responsables de beaucoup de conflits dans le monde. Le fait de penser que l’autre ne devrait pas exister parce qu’il n’est pas comme moi, est une douleur pour l’humanité.

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