Farba Ngom : 3 ONG exigent sa libération provisoire pour raisons de santé

La détention de Farba Ngom, maire d’Agnam et cadre de l’APR, continue de susciter de vives préoccupations. Trois organisations de défense des droits humains,  la Ligue sénégalaise des droits de l’homme (LSDH), la Rencontre africaine pour la défense des droits de l’homme (RADDHO) et Amnesty International Sénégal ont lancé un appel conjoint en faveur de sa mise en liberté provisoire, invoquant son état de santé jugé incompatible avec la détention.

Leur position s’appuie sur une contre-expertise médicale ordonnée par la justice et menée par un collège d’experts. Ce rapport indépendant conclut que Farba Ngom, incarcéré depuis février 2025 dans une affaire présumée de blanchiment de capitaux estimés à 125 milliards de francs CFA, ne peut être maintenu en prison sans mettre en péril son intégrité physique.

Les ONG exhortent dès lors les autorités judiciaires à tenir compte de ces conclusions dans l’examen de la nouvelle demande de liberté provisoire introduite par ses avocats. Elles insistent sur le fait que « le respect des droits humains impose de garantir aux détenus un accès effectif aux soins » et de veiller à des conditions de détention conformes aux normes internationales.

Pour les signataires Alassane Seck (LSDH), Mouhamadou Seck (RADDHO) et Seydi Gassama (Amnesty International Sénégal), cette affaire Farba Ngom dépasse le simple cadre judiciaire et pose une question de principe: celle du respect de la dignité humaine face aux impératifs de justice.

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