Créatrice de jeux sénégalais: Yambaye Marième Seck face à la dure réalité de la distribution de son oeuvre

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La capitale du Sénégal, Dakar, a organisé pour la première fois l’agenda culturel dénommé le « Dakar Games Festival ». Cet événement a vu la participation de plusieurs créateurs tels que les concepteurs et amateurs de jeux de société. C’est à cette occasion, que  la  créatrice de jeux sénégalais,  Yambaye Marième Seck a déploré les difficultés liées à la distribution de ses œuvres purement sénégalaises, sur le continent.
 
« Autour d’une table, des joueurs échangent des cartes et des pions colorés », rapportent nos confrères de RFI qui ont été à la rencontre de la créatrice de jeux. Ils jouent à Waalo, un jeu de société développé par Yambaye Marième Seck. Il a pour toile de fond le Sénégal du 15è siècle. « Il y a six personnages dans le jeu, expose la créatrice. Ce sont des rois, des reines, un capitaine de navire et aussi une libératrice. Chacun a une mission complètement différente de l’autre. La mission, c’est toujours d’aller chercher chez les autres quelque chose qu’ils ont et que nous, on n’a pas au début ».
« Waalo » est un jeu de compétition qui a également aussi une visée éducative. Marième Seck l’a présenté dans des classes de CM2. « Dans le programme sénégalais, au CM2, on apprend beaucoup les rois, les reines du Sénégal, explique-t-elle. C’est une façon de (rendre plus concrète) cette période-là. ».
 
                          Distribution difficile
 
Marième ne vit pas de son « art », la création de jeux. Étant  responsable d’un centre de loisirs, elle a su  développé le jeu « Waalo » grâce à ses fonds propres.
 
Elle a également précisé que le jeu, conçu et illustré localement,  a été imprimé à l’étranger, faute de machines.
Aujourd’hui, Marième peine à le distribuer. « Je suis allée vers la grande distribution, vers des enseignes françaises aussi, mais elles n’ont pas accepté de prendre le jeu et de le mettre dans leurs rayons », regrette la jeune femme. Elle ne comprend rien. La dame estime peut-être  que la thématique de l’esclavage leur paraissait délicate. « Il y a même des enseignes spécialisées dans les jeux de société qui vont préférer des jeux qui viennent d’Occident, plutôt que des jeux qui viennent d’ici », a relvé Marième Seck. 
 
Pour rappel,  » Waalo »  et une centaine de jeux du monde entier ont été présentés et vendus à l’occasion de cette première édition du Dakar Games Festival, qui s’est tenu ce week-end à la Maison de la Culture Douta Seck.
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