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December 9, 2021

Covid-19 : les malades semblent bien produire des anticorps

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D’après les dernières données, la majorité des patients (jusqu’à 99%) atteints de Covid-19 produiraient des anticorps pendant les deux à trois premières semaines de la maladie. Il reste à vérifier que ces anticorps sont efficaces, et qu’ils protègent durablement d’une réinfection.

Plus de 99% des personnes qui se remettent du Covid-19 produisent des anticorps contre le virus, conclut une pré-publication annoncée par le journal Nature. Ces résultats, bien que particulièrement élevés, semblent aller dans le sens des dernières études sur le sujet : l’infection par le virus du Covid-19 entraînerait bien le développement d’anticorps ciblés. S’il est confirmé que ces anticorps sont neutralisants, c’est-à-dire qu’ils protègent bien d’une réinfection, l’immunité de groupe nécessaire au retour de la “vie normale” pourrait être atteignable.

99% des patients ont développé des anticorps

On appelle cela la séroconversion : c’est le moment où, face à une infection, l’organisme se met à produire des anticorps dirigés contre elle. “Après l’infection, des anticorps (…) se développent dans les jours ou les semaines qui suivent l’apparition des symptômes chez la plupart des personnes infectées“, expliquent des experts du CDC (agence fédérale de protection sanitaire américaine) dans une lettre au JAMA. Dans une pré-publication (encore non validée pour publication par des experts extérieurs aux travaux), des médecins new-yorkais constatent en effet que plus de 99% des personnes dont le diagnostic Covid-19 a été confirmé par PCR produisent bien des anticorps. Pour obtenir ce résultat, ils ont testé plus de 1.300 patients ayant souffert d’un Covid-19 léger ou modéré (seulement 3% de formes sévères). Ils ont utilisé pour cela un test de détection de type ELISA qu’ils ont eu même développé et décrit dans une précédente pré-publication. D’après l’équipe, ce test aurait une sensibilité de 92% (seulement 8% de faux négatifs) et une spécificité de 99% (seulement 1% de faux positifs). Ce type de test permet de déterminer que la quantité (ou “titre”) d’anticorps est suffisante pour agir contre le virus.

Des anticorps potentiellement neutralisants

Problème : détecter des anticorps est une première étape, mais pour être vraiment protégé d’une réinfection, il faut qu’ils puissent cibler précisément le virus et le neutraliser. “Les anticorps neutralisants sont définis in vitro par leur capacité à bloquer l’entrée, la fusion ou la sortie d’un virus“, expliquent des scientifiques dans Nature. Pour juger de l’efficacité des anticorps d’une personne, on utilise des tests de neutralisation : les anticorps y sont mis en présence du virus. Or, le test de détection new-yorkais “a montré une bonne corrélation avec un test de neutralisation, ce qui suggère fondamentalement que la grande majorité fabrique des anticorps neutralisants, même s’il s’agit de cas bénins“, précise sur Twitter le Dr Florian Krammer, un des auteurs.

Source: Sciencesetavenir

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