New York – Lors d’une rencontre inédite rassemblant 17 chefs d’État et de gouvernement, le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a lancé un vibrant appel à l’action climatique, soulignant l’urgence d’une transition énergétique juste et accélérée à l’approche de la COP30, prévue au Brésil.
Aux côtés du président brésilien Luiz Inácio Lula da Silva, Guterres a salué une réunion marquée par la diversité et la représentativité : grandes puissances économiques comme la Chine et l’Union européenne, pays particulièrement vulnérables aux impacts climatiques, ainsi que des leaders régionaux tels que l’Union africaine, l’ASEAN, la CARICOM ou encore l’Alliance des petits États insulaires.
« Notre monde est pris dans une tempête de crises, mais nous ne devons pas dévier de nos engagements climatiques », a martelé le Secrétaire général. « Aujourd’hui, nous avons renforcé l’élan vers une COP30 décisive. »
Un message fort pour une transition juste
Face à la montée des catastrophes naturelles et leurs conséquences humanitaires – pauvreté, déplacements forcés, conflits – Guterres a souligné que les énergies renouvelables représentent « l’opportunité économique du siècle ». Il s’est dit convaincu qu’aucune force, qu’il s’agisse de gouvernements ou de lobbys fossiles, ne pourra enrayer la dynamique mondiale vers une énergie propre.
« La science est de notre côté, et l’économie a basculé. Les énergies renouvelables sont désormais moins coûteuses, créent des emplois et renforcent la souveraineté énergétique. »
Vers des plans climat plus ambitieux
Guterres a exhorté les dirigeants à soumettre des plans climatiques nationaux (CDN) ambitieux bien avant la COP30, alignés sur l’objectif de +1,5 °C et couvrant tous les gaz à effet de serre. Il a plaidé pour des politiques intégrées, alliant transition énergétique, objectifs climatiques et développement.
« Ces plans doivent dessiner une vision audacieuse d’une transition verte juste pour la décennie à venir. »
Un soutien renforcé aux pays en développement
Le Secrétaire général a également appelé à une solidarité accrue envers les pays les moins responsables du dérèglement climatique mais les plus exposés à ses effets. Il a cité l’Afrique, qui ne représente que 1,5 % de la capacité solaire mondiale installée malgré ses immenses ressources, et ne reçoit que 2 % des investissements mondiaux en énergies renouvelables.
« À la COP30, nous devons disposer d’une feuille de route crédible pour mobiliser 1 300 milliards de dollars par an d’ici 2035 en faveur des pays en développement. »
Il a aussi rappelé l’importance de doubler le financement de l’adaptation climatique dès cette année à 40 milliards de dollars, et de renforcer les mécanismes de financement pour les pertes et dommages.
Questions des journalistes : les États-Unis et la Chine en ligne de mire
Interrogé sur le rôle des États-Unis et la position de Donald Trump, Guterres a tenu à nuancer :
« Les États-Unis sont une économie de marché. Le secteur privé y est très dynamique dans les énergies renouvelables, et de nombreux gouvernements locaux s’y engagent fortement. Il faut voir le pays dans toute sa complexité. »
Quant à la Chine, elle a non seulement participé à la réunion, mais le président Xi Jinping a confirmé que la prochaine contribution climatique du pays couvrirait tous les gaz à effet de serre et tous les secteurs économiques, une première saluée par Guterres comme un pas majeur.
UNFCCC Press team
Communications & Engagement Division













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