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June 19, 2021

BAISSE DE LA PLUVIOMETRIE, ELEVATION DE LA TEMPERATURE, ELEVATION DU NIVEAU DE LA MER… Le Sénégal mise sur Plan national d’adaptation pour éradiquer ces fléaux

Le dérèglement climatique constitue une menace tangible pour les moyens d’existence de centaines de millions de personnes dans le monde. En Afrique de l’ouest, particulièrement dans le « Sahel », la menace climatique va affecter davantage les populations pauvres dépendant des biens et services des ressources naturelles. Au Sénégal, plusieurs études réalisées sur les changements climatiques montrent une tendance à la baise de la pluviométrie, une élévation du niveau de la mer et des perturbations sur la disponibilité des ressources en eau, des modifications du régime des précipitations, entre autres.
Selon la représentante de la direction l’Environnement et des établissements classés (Deec), Madelaine Diouf Sarr, les écosystèmes du Sénégal sont par conséquent très vulnérables. C’est pourquoi, avance-t-elle « des actions et études plus approfondies mérites d’être faites pour mieux affiner les mesures d’adaptation ainsi que leurs faisabilités socioéconomiques, de façon à aider à la prise de décisions ». En effet au Sénégal, les impacts du réchauffement climatique global présentent des risques sérieux pour plusieurs secteurs clés de développement ciblés par le Plan Sénégal émergent (Pse), en particulier l’agriculture qui est principalement pluvial, les ressources en eau et les zones côtières qui sont déjà fragiles. Dans la Cpnd élaboré en 2015, il est clairement établi que ces trois secteurs, ciblés par le Pas-Pna occupent une place importante dans l’économie nationale du pays et leur sensibilité aux impacts des changements climatiques risque de remettre en question, si rien n’est fait, les objectifs du Pse.
Pour relever ce défi, le Sénégal a lancé son processus Plan national d’adaptation (Pna) en 2015. Les acquis enregistrés au cours de ce processus portent notamment sur : l’élaboration d’une feuille de route en 2015 avec toutes les parties prenantes, l’identification des secteurs prioritaires, la définition d’une approche sectorielle pour l’élaboration du Pna, la validation et la signature du Pna-pêche et aquaculture
En effet, le Pas-Pna en collaboration avec les différentes parties prenantes du processus Pna, sous la coordination de la Direction de l’Environnement et des Etablissements Classées (Deec), appui le renforcement des capacités techniques et scientifiques, pour un meilleur pilotage, conception participative, coordination, intégration intersectorielle et suivi – évaluation du processus Pna.
Ce jeudi, experts, société civile, privés se sont réuni pour la 3e atelier de planification opérationnelle du Projet d’appui scientifique aux processus de Plans nationaux d’adaptation (Pas-Pna). Pour Nele Bünner représentante de Deutsche Gesellschaft für Internationale Zusammenarbeit (GIZ) GmbH, la planification de l’adaptation aux changements climatiques (Acc) est devenue nécessaire pour les pays en développement qui sont les plus touchés par les effets de la variabilité et des changements climatiques. A ce titre, à la Conférence de Cancun sur le climat en 2010, les gouvernements se sont accordés sur le processus des Plans Nationaux d’Adaptation (Pna).
Le processus Pna vise deux principaux objectifs, à savoir : réduire la vulnérabilité des pays aux incidences des changements climatiques en renforçant leur capacité d’adaptation et leur résilience, et intégrer de manière cohérente l’adaptation aux changements climatiques dans les politiques, programmes et projets, nouveaux ou en cours, en particulier les processus et stratégies de planification du développement, dans tous les secteurs concernés et à différents niveaux.
Toutefois, il est important de noter que c’est dans le cadre de sa coopération avec la République Fédérale d’Allemagne, le Sénégal a bénéficié du Projet d’Appui Scientifique aux processus de Plans Nationaux d’Adaptation (Pas-Pna). Le Pas-Pna est mis en œuvre par la Deutsche Gesellschaft für Internationale Zusammenarbeit (GIZ) GmbH, en collaboration avec Climate Analytics GmbH, sous la tutelle du Ministère de l’Environnement et du Développement Durable (MEDD) pour la période 2016-2019, avec l’Appui financier du Ministère fédéral allemand de l’Environnement de la Protection de la Nature et de la Sûreté nucléaire (Bmu) à travers son initiative IKI.
Paule Kadja TRAORE

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