Les avocats de M. Seydou Kane, cité dans l’affaire de l’ASER, ont tenu une conférence de presse ce mardi 5 mai 2026, dans le but d’alerter l’opinion publique sur ce qu’ils qualifient de « campagnes d’allégations construites » à l’encontre de leur client.
Face à la presse, la défense a structuré sa clarification autour de trois points : les origines du scandale ASER, l’affaire dite des « 37 milliards » et le dossier INTERMAQ.
MONTAGE FINANCIER DU PROJET ASER
Dans une déclaration liminaire, les avocats ont rappelé la collaboration entre entités sénégalaises et espagnoles. Elle est issue d’un protocole d’entente signé le 19 novembre 2023, suivi d’un engagement tripartite conclu le 25 novembre 2023 entre l’ASER, AEE Power EPC et AEE Power Sénégal.
« Le projet, d’un coût de démarrage global de 140 millions d’euros, prévoyait notamment le versement d’une avance de démarrage de 40%. Cette avance devait être versée par les autorités sénégalaises via l’ASER, transférée à la société espagnole, puis rétrocédée à AEE Power Sénégal à hauteur de 40 millions d’euros », ont détaillé les avocats de M. Seydou Kane.
Selon la défense, le porteur du projet devait assurer l’intégralité du financement après les démarches entreprises par leur client auprès de la banque espagnole Santander, citée dans la mise en place du financement. Face aux défaillances constatées, les avocats excluent toute responsabilité de M. Kane : il n’est, selon eux, « ni dirigeant opérationnel, ni gestionnaire ». « La chaîne de paiement est intégralement sécurisée », ont-ils martelé.
AFFAIRE D’INTERMAQ
Concernant INTERMAQ, la note liminaire précise que M. Seydou Kane, actionnaire majoritaire d’INTERMAQ Sénégal S.A., n’est pas signataire du contrat de marché n°T0520/22.
Les avocats ajoutent : « M. Seydou Kane n’a jamais perçu, ni directement ni indirectement, à quelque titre que ce soit, une quelconque rémunération de la part de l’État du Sénégal. »
Par Papa S Traoré
















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