Addis-Abeba devient, ce lundi 8 septembre, le centre névralgique des débats sur l’avenir climatique de l’Afrique. Le deuxième Sommet africain sur le climat s’ouvre dans la capitale éthiopienne, réunissant pas moins de 45 chefs d’État et de gouvernement ainsi que 25 000 délégués venus de tous horizons.
Organisé conjointement par les Nations Unies, l’Union africaine et l’Éthiopie, l’événement s’annonce décisif pour un continent qui paie déjà le lourd tribut des dérèglements climatiques tout en restant marginal dans les décisions mondiales. L’Éthiopie, hôte du sommet, a d’ailleurs profité de l’occasion pour annoncer sa candidature à l’organisation de la COP 2027, renforçant ainsi son rôle de chef de file dans la diplomatie environnementale africaine.
Pendant deux jours, chefs d’État, experts, militants et acteurs de la société civile vont plancher sur un double objectif : mettre en avant des solutions africaines face aux défis climatiques et unifier la voix du continent à quelques semaines de la COP prévue en novembre prochain au Brésil.
Parmi les figures présentes à Addis-Abeba, la militante sénégalaise Aïssatou Diouf se démarque. Référence incontournable sur les questions environnementales, elle est responsable des politiques internationales et du plaidoyer au sein de l’ONG ENDA Énergie. Son engagement est salué à l’échelle du continent, et elle rappelle l’urgence pour l’Afrique de ne plus rester spectatrice mais de peser dans les négociations internationales. Invitée spéciale de Guillaume Thibault, elle plaide pour que » la voix de l’Afrique soit non seulement entendue, mais suivie d’actes concrets en faveur de financements justes et d’actions adaptées aux réalités locales.
Ce sommet d’Addis-Abeba se présente ainsi comme une étape clé pour faire émerger une diplomatie climatique africaine forte et cohérente, capable d’influencer les grandes orientations mondiales dans la lutte contre le réchauffement planétaire.
Abenatv
















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