RESTAURATION ET VALORISATION DES TERRES SALEES : La production agricole du Sine vers la renaissance

Au Sénégal, l’économie repose principalement sur le secteur agricole qui occupe plus de 60% de la population active. Cependant la salinisation des terres demeure une réelle menace pour la sécurité alimentaire au Sénégal. Pour faire face à ce fléau, le projet « Accroitre la résilience des écosystèmes et des communautés à travers le restauration des bases productives des terres salées » est lancée, ce mardi. Financé par le Fonds vert climat (Ggf) et initié par le consortium composé de l’Union Internationale de la Conversation de la Nature (Uicn), de l’Institut national de pédologie (Inp) et du Réseau africain pour le développement intégré (Radi), le projet le projet est mis en œuvre par le Centre de suivi écologique (Cse). Le programme qui va durer quatre ans, concerne les départements de Fatick (Diouroump et Loul Sessène) et de Foundiougne (Djilor, Toubacouta, Keur samba guéye et Diossong). L’objectif principal du projet est d’accroitre la résilience, à long terme, des populations de ces départements aux impacts du changement climatique. Selon la coordonnatrice de l’unité finances climat du Cse, Aissatou Boubou Sall Sylla, le projet met l’accent sur la gestion de la problématique de la salinisation des terres agricoles dans cette zone d’intervention où les populations sont fortement tributaires de l’agriculture. Mme Sylla précise que pour atteindre cet objectif, trois composantes ont été définies notamment : le renforcement du cadre institutionnel et stratégique à travers l’intégration du changement climatique, à travers des activités de réduction de la salinité des terres qui visent  à accélérer la régénération de la couverture végétale. Et enfin la capitalisation des deux composantes et le développement des activités qui permettent de renforcer la résilience des communautés. Elle explique  le choix du déroulement du projet par le faite que  « 80% des terres salinisées’’ ont une origine naturelle, confrontées aux aléas climatiques, à la dégradation et à l’appauvrissement des sols ». D’où souligne-t-elle « l’importance d’édifier les bénéficières du projet sur l’adaptation aux changements climatiques afin qu’ils l’intégrer dans leurs stratégies de restauration et valorisation de leurs terres salées. Et ainsi  promouvoir leurs activités génératrices de revenus à travers la  production agricole.

Pour le représentant des élus locaux, le projet vient à son l’heure, car d’après lui, la production agricole dans la région de Fatick se dégrade de jour en jour, avec la salinisation que gagne du terrain. Aussi, pense-t-il que « la mise en œuvre du projet va permettre aux populations de pouvoir combattre les terres salées et d’améliorer la production agricole ».

Abenatv

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