ÉPINGLÉ PAR LE RAPPORT DE LA COUR DES COMPTES : Le DG du CICES, Cheikh NDIAYE, donne sa version des faits

Le Directeur général du Centre international de commerce extérieur du Sénégal (CICES), Cheikh NDIAYE, donne sa version des faits relatés dans le rapport 2015 de la Cour des comptes dont, dit-il, le traitement par une certaine presse a écorné l’image de la structure qu’il gouverne. Face à la presse, mercredi, il tenu à apporter un certain nombre des précisions au sujet des montants «faramineux» mobiliséspour le désherbage et la location de groupes électrogènes pendant la Foire internationale de Dakar (Fidak).

«On a dit que le Cices a effectué le désherbage pour un prix qui tournait autour de 78 millions 125 mille 790 FCFA. La vérité est la suivante : d’abord deux éclaircissements. Un premier éclaircissement sur ce que c’est le désherbage. Le désherbage est un terme recouvrant, composite. Cela veut dire enlever les herbes, curer le canal qui s’étale sur presque 3 kilomètres, lequel canal est ensablé du fait de sa vétusté, et pendant l’hivernage avec les pluies, ce canal est totalement vaseux. Le désherbage veut aussi dire élaguer les arbres, évacuer les branchages, herbes et feuilles mortes dispersées dans l’enceinte du CICESlarge de 19 ha, prendre tout cela, le transporter avec des camions vers  Mbeubeuss. C’est un terme composite ; qu’on ne le prenne pas comme le sens du commun, comme on l’utilise chez moi à Lambaye. Dieu sait que pendant l’hivernage, avec l’ensablement du canal, les herbes sont tellement touffues qu’il y a des serpents, des varans et d’autres bestioles ; ce qui fait que même les prestataires hésitent à venir faire ce travail. C’est un travail qui mobilise 150 personnes parce que le Cices n’est pas financièrement à l’aise pour faire ce travail 6 mois avant la Foire. On le fait un mois avant la Fidak (Foire internationale de Dakar), car c’est en ce moment qu’on commence à faire des rentrées d’argent pour ce marché. Voilà qui explique qu’il y a une concentration de personnes pour le désherbage», a expliqué M. NDIAYE.

De plus, il précise que la somme 78 millions et quelque avancée est à rapporter à 6 foires de 2011 à 2015 et non en une foire. Il rappelle  que l’étude de la Cour des comptes porte sur la gestion de 2011 jusqu’à 2015 et entre temps il y a eu 6 foires. «J’en ai organisé 5, mon prédécesseur en a organisé 2 en 2011», a-t-il expliqué. 

S’agissant de la location des groupes électrogènes à hauteur de 119 millions en deux (2) semaines, le DG du CICES tient à rectifier que deux semaines n’est que la durée d’une Foire. Or, dit-il, cette somme est à rapporter à six foires de 2011 à 2015. «La vérité est que cette location se rapporte à six foires, soit un cumul de 12 semaines et non en une foire», a soutenu Cheikh NDIAYE.

Raymond Apéraw DIATTA

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