Crise pandémique : les exigences d’un redécollage !

La pandémie souligne l’urgente nécessité de prendre des mesures sanitaires et économiques, y compris dans le cadre d’une coopération mondiale, pour amortir le choc, protéger les populations vulnérables et renforcer la capacité des pays à anticiper et gérer des crises similaires à l’avenir. Telle est la conviction de la Banque mondiale.

Dans sa dernière édition semestrielle des « Perspectives économiques mondiales » parcouru ce lundi par financialafrik, la Banque mondiale écrit qu’en raison de leur plus grande vulnérabilité, il est absolument essentiel que les économies émergentes et en développement renforcent leurs systèmes de santé publique, mais aussi qu’elles répondent aux problèmes posés par la prédominance du secteur informel et le manque de filets de protection sociale et qu’elles engagent des réformes qui permettent d’assurer une croissance vigoureuse et durable après la crise.

En outre, la Banque mondiale suggère que celles qui disposent d’une marge de manœuvre budgétaire et de conditions de financement favorables pourraient envisager d’amplifier leurs mesures de relance en cas de persistance des effets de la pandémie.

Selon l’institution financière internationale, ces efforts devront s’accompagner de mesures qui contribuent à un rétablissement crédible de la viabilité des finances publiques à moyen terme, en s’attachant à renforcer les cadres budgétaires, à accroître la mobilisation des recettes intérieures et l’efficacité des dépenses, et à améliorer la transparence du budget et de la dette. Assurer la transparence de tous les engagements financiers, instruments assimilés à de la dette et investissements publics est une première étape cruciale pour instaurer un climat d’investissement attractif, et c’est un enjeu qui pourrait faire l’objet d’avancées considérables cette année, affirme la Banque mondiale.

Raymond Apéraw DIATTA

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