Covid-19 : Le Sénégal valide le traitement à l’Hydroxychloroquine associé à l’Azithromycine

Le ministère de la Santé et de l’Action sociale a tiré le bilan de son premier mois – 2 mars-2 avril – de prise en charge médicale des patients hospitalisés au Sénégal pour cause de Covid-19. Occasion pour le Pr Moussa Seydi, chef du Service des maladies infectieuses de l’hôpital Fann, de s’arrêter sur le protocole de traitement adopté par son équipe et qui vaut au Sénégal une cohorte assez importe de malades guéris.

«Nous avons eu à hospitaliser 195 cas de Covid-19 et parmi ces cas, 55 sont guéris et 138 sont sous traitement. Les patients sous traitement spécifique tel que l’hydroxychloroquine guérissent plus vite. Nous l’avons constaté. Mais comme j’ai eu à le dire, en matière de science, la constatation seule ne suffit pas. Il faut faire des recherches poussées avant de valider une attitude. Et les résultats que nous avons constaté nous rassurent et rassurent toute mon équipe ; et nous allons continuer dans ce sens», a fait savoir l’infectiologue lors d’une conférence de presse diffusée jeudi en direct sur le Canal 5 de la TNT.

Mieux, Pr Seydi annonce dans les jours à venir une association de l’Azithromycine au traitement à l’hydroxychloroquine ; ce qui, selon lui, devrait  permettre d’avoir de meilleurs résultats.

Il explique que c’est pour éviter d’avoir des effets secondaires inconnus et gravissimes peut-être que son lui et son équipe de soins ont commencé, dans un premier temps, à traiter leurs patients uniquement avec de l’hydroxychloroquine, bien que, dit-il, il soit connu que l’association avec l’azithromycine soit très efficace. «Mais après avoir traité certains patients, nous n’avons pas noté d’effets secondaires. Nous sommes maintenant en droit de passer à la deuxième étape», a-t-il indiqué.

Toutefois, au vu des résultats encourageants du traitement à l’hydroxychloroquine, Pr Seydi met en garde contre la tendance à l’automédication qu’une telle avancée thérapeutique ne devrait pas susciter. «J’insiste sur un fait : Ces résultats ne doivent pas pousser à l’automédication qui reste dangereuse», a-t-il prévenu.          

Raymond Apéraw DIATTA

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