ANNIVERSAIRE DE LA MORT D’AL MAKHTOUL : Quatre ans après, le Sénégal pleure toujours son cheikh

Depuis quatre ans maintenant, le Sénégal est sevré de son marabout mystique et cultivé: Serigne Cheikh Ahmed Tidiane Sy.Il fut un savant religieux, un intellectuel ayant participé à l’éducation et à la responsabilisation des jeunes, de la confrérie tidiane en particulier.

Il y a quatre ans, jour pour jour, Serigne Cheikh Ahmed Tidiane Sy Al Maktoum rendait l’âme. Ce 15 mars 2017 restera à jamais dans la mémoire des Sénégalais et surtout de la communauté tidiane. À l’âge de 91 ans, le khalife général de Tivaouane nous a quittait. Il a marqué son passage terrestre de ses interventions pertinentes dans le domaine de la religion. Ils’est toujours montré proche des jeunes qu’il ne cessait de rappeler sur le droit chemin. Homme pieux et modeste, Al Maktoum n’apparaissait presque jamais en public. Farouche opposant dans les années 1960, il a notamment fait deux séjours en prison. Au final, il est considéré comme celui qui a emmené un vent de modernité au sein de sa confrérie.

Né à Saint Louis du Sénégal en 1925, Al Maktoum grandit au côté de Serigne ChaybatouFall, de Imam Moussa Niang, de Serigne Alioune Gueye, entre autres. Ces derniers étaient des compagnons de son père, Serigne BabacarSy. Il termine à 14 ans le cycle inférieur et moyen des études islamiques et publie à 16 ans son premier ouvrage appelé «Les Vices des marabouts».

Mystique et cultivé, Serigne Cheikh Tidiane Sy fut le cinquième khalife de la confrérie de Tivaouane. Il avait une personnalité ouverte sur le monde, mais reste peu connu. «C’est un homme absolument difficile à caractériser. Le mystère est l’une de ses identités», affirme Djiby Diakhaté, un sociologue qui l’a côtoyé au sein des «Moustarchidine WalMoustarchidadi», l’association musulmane dont Cheikh Tidiane était le guide spirituel.

Le guide religieux à un moment donné de sa vie avait privé ses fidèles de grandes conférences  publiques qu’il avait l’habitude. «Ses apparitions publiques se faisait même très rares.  Il ne s’adressait qu’une seule fois par an au public», confie un de ses proches. Une apparition qui avait lieu à l’occasion du Gamou de Tivaoune (le Maoulid, célébrant la naissance du Prophète), lors d’une conférence publique. Le Sénégal pleure toujours son illustre disparu.

LeMandat.info

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