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SALIHOU KEITA, DE L’APR DAKAR PLATEAU SUR LE CHANGEMENT D’IDY AU CESE: «On risque de lui mettre les bâtons dans les roues»

Membre de l’APR, Salihou Keita, actuel Dg du Cices explique les changements d’hommes opérés au niveau du Cese par le nouveau président Idrissa Seck. «On risque de lui mettre les bâtons dans les roues », dit-il au sortir d’une conférence, avant-hier, au Cices.

Interpelé sur les changements qu’Idrissa Seck a apportés dans la nouvelle institution qu’il dirige, Salihou Keita explique les enjeux de la décision du nouveau patron du Cese. «Chacun a ses principes. Le président Macky Sall n’est pas celui du Cese. Mimi a travaillé avec ses hommes de confiance quand elle était au Cese. Idrissa Seck fait de même. On risque de lui mettre les bâtons dans les roues», a averti Salihou Keita, responsable politique de l’APR dans Dakar plateau et aussi Dg du Cices. Il a apporté ces explications après une conférence de presse dans le Cices sur ses projets. Concernant toujours Idrissa Seck, M. Keita soutient qu’il est prématuré de parler d’une voie balisée pour Idrissa Seck vers la présidence. A l’en  croire ce sont les «Sénégalais des réseaux sociaux» qui soutiennent cela.

Interrogé sur le débat en suspens sur le véritable leader de l’opposition, M. Keita donne carte blanche à Abdoulaye Wade. «Wade est très politique, mais Macky l’est plus. C’est Wade le patron de l’opposition. Ceux qui disent que c’est Ousmane Sonko sont libres. On Sénégal, nous avons un régime présidentiel. Sonko ne peut pas avoir un seul député et puis vouloir être le patron de l’opposition», tranche-t-il. En se rangeant dans le lot de ceux qui décrètent la mort politique de Khalifa Sall. «Khalifa sall,  no comment, il est politique, il ne va pas se laisser endormir. Il va essayer d’occuper le terrain pour montrer qu’il est vivant.  Mais entre les quatre murs on sait qui est mort ou pas», ironise-t-il.

Le président avait dit qu’il n’a pas envie de faire des remaniements, mais…

Plus tôt, il  a donné son avis sur différents sujets de l’actualité politique. Pour ce qui concerne sa participation aux élections locales, le Dg du Cices Salihou Keita, trouve que «il est prématuré de parler de candidature à la mairie de Dakar plateau pour les locales dans la commune du maire socialiste Alioune Ndoye, par ailleurs ministère de la Pêche. «Au niveau du plateau, il n’y a pas d’animosité entre le maire Alioune Ndoye, ministre de la Pêche et Salihou Keita. Ce n’est pas le moment de parler de candidature, mais une fois venu on va apprécier la situation pour l’intérêt de notre coalition (Benno Bokk Yakaar) des populations de Dakar plateau», assure le responsable de l’APR, parti qui a enregistré beaucoup de frustrations après le remaniement.

Pour Salihou Keita, «le président avait dit qu’il n’a pas envie de faire des remaniements.  Mais quand tu changes un gouvernement, tu perds des amis et tu en gagnes». De l’avis de l’Aperiste, il ne s’agit pas de faire un débat sur cela. «Le président Macky Sall est très bien informé. Il sait où il va avec qui. Il a une équipe. Personne n’est indispensable. Ce qui est important, c’est de servir son pays, de mériter la confiance du président Macky Sall». Poursuivant, Salihou préditmême des retrouvailles. «Les frustrés ne manqueront pas. C’est sa famille. Mais après vous allez vous retrouver.  Il  y en  a d’autres Cissé Lo, Abc qui ont des problèmes avec Macky Sall. Aujourd’hui, ils sont avec Macky Sall autour d’une table. Ils prennent le thé,déjeunent ensemble. Il n’y  a pas de problème dans le parti Apr. c’est les militants qui ne comprennent pas souvent. Qui pensent que le président a écarté ses camarades de la première heure. C’est faux»,  soutient-il. Concernant toujours les retrouvailles, M. Keita est optimiste jusqu’au cas Mimi Touré. «La politique, c’est de circonstances et des intérêts. Quand ces derniers sont menacés en fonction des circonstances, tu peux prendre une position. Mais une position en politique n’est jamais figée. Entre Mimi Touré et le président Macky Sall, c’est entre frère et sœur.  Il n’y a pas de problème», garantit-il. En s’indignant de ce qu’il appelle la fumisterie politiqueque certains leaders de l’opposition sont en train de faire croire aux gens. «Ils font de l’hypocrisie politique, cette opposition. Si des gens du pouvoir quittent la majorité pour aller dans l’opposition, on applaudit. Mais quand tu prends le sens inverse, on dit que tu es un traitre. Il  faut respecter la démocratie, le choix des uns et des autres», plaide-t-il.

Abenatv

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