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Les Editions « Flammarion » et l’auteur français de renom Michel Houellebecq, accusés de plagiat par un écrivain sénégalais

El Hadji Diagola, journaliste et écrivain sénégalais, accuse les éditions Flammarion et le célèbre écrivain français Michel Houellebecq de plagiat. Dans une vidéo publiée sur sa page Facebook, il soupçonne les éditions Flammarion d’avoir illégalement­­­­ – sans son accord­­­­­­- cédé le manuscrit de son ouvrage “UN MUSULMAN A L’ELYSEE“, après avoir refusé de l’éditer, à l’auteur français Houellebecq, qui s’en est inspiré pour produire “SOUMISSION“, une œuvre à succès. Présumé victime de “négrophobie littéraire“, l’écrivain noir met en lumière de nombreuses similitudes relevant des deux productions.

« Le plagiat, ce n’est pas seulement « copier-coller » le travail de quelqu’un d’autre. La traduction et la paraphrase des textes ou l’utilisation de synonymes sont considérées comme étant du plagiat tout autant que la reprise d’une théorie existante avec vos propres mots, sans mentionner la source et l’auteur. Autrement dit, utiliser l’idée de quelqu’un d’autre sans mentionner dûment la personne propriétaire de l’idée, c’est du plagiat. », rappelle la vidéo, témoignant du plagiat dont El Hadji Diagola aurait été victime de la part des éditions Flammarion et Houellebecq, auteur du best seller “SOUMISSION“.

En 2005, El Hadji Diagola entame l’écriture de son ouvrage “UN MUSULMAN A L’ELYSEE“. L’auteur retrace, en trois parties, l’histoire d’un musulman africain, appelé Mohamed, devenu président de la France. “UN MUSULMAN A L’ELYSEE“ fait suite aux deux premières œuvres déjà publiées, “UN NOIR A L’ELYSEE“ (2008) et “UN CELIBATAIRE A L’ELYSEE“ (2011).  Entrée clandestinement en France, Mohamed, professeur de français au Sénégal, se fait naturaliser français. Ses ambitions politiques le portent à la tête du Sénat. A la suite du décès du président français, il est appelé à assurer l’intérim. Président intérimaire, Mohamed, un musulman africain, est considéré comme le nouvel homme fort de la France. Il organise, peu après, des élections présidentielles anticipées. Encore célibataire, Mohamed les remporte. Dans l’incapacité de faire face aux crises mondiales, le premier président noir musulman de la république française décide de rendre sa démission. De nouvelles élections anticipées ont lieu. Encore une fois, le musulman Mohamed en sort vainqueur.

En 2014, Diagola dépose son manuscrit aux Editions Gallimard, racheté par les Editions Flammarion, qui le rejette à deux reprises. Les raisons du rejet d’un manuscrit par une maison sont généralement liées soit à la ligne éditoriale, soit à la mauvaise maîtrise de la langue. Le sachant, l’auteur s’applique alors, en vain, d’apporter des corrections à son œuvre, tout en s’efforçant de se conformer à la ligne éditoriale des Editions Flammarion. La maison refuse toujours l’édition d’ “UN MUSULMAN A L’ELYSEE“.

En 2015, les Editions Flammarion publient le roman “SOUMISSION“ de l’écrivain français Houellebecq. L’œuvre connaît un succès. Cependant, le titre du roman retient l’attention de l’écrivain sénégalais, qui en a fait usage plusieurs fois dans son roman. Alerté, Diagola procède vite à l’achat de l’ouvrage de son confrère. Grande est sa surprise. D’énormes similitudes existent entre le best-seller, “SOUMISSION“, et son ouvrage “UN MUSULMAN A L’ELYSEE“, dont les Editions Flammarion se sont refusées de publier.

L’une des similitudes se situe au niveau des intrigues. L’histoire de “SOUMISSION“ de Houellebecq ressemble, selon Diagola, curieusement à celle d’ “UN MUSULMAN A L’ELYSEE“. L’œuvre de l’écrivain français Houellebecq décrit un futur proche en France dans lequel est élu Mohammed Ben Abbes, un président de la République issu d’un parti politique musulman en 2022. Tout comme Mohamed d’“UN MUSULMAN A L’ELYSEE “, Mohammed Ben Abbes était professeur de français originaire d’un pays musulman avant son élection à la tête de l’Elysée. Aussi, le journaliste et écrivain sénégalais mettra en évidence, dans la vidéo publiée sur sa page Facebook, d’étranges coïncidences, issues des différents ouvrages.

Et le comble, les deux productions vont connaître la même maison d’Edition : les Editions Flammarion. Bien que les deux œuvres, “SOUMISSION“ du français Houellebecq et “UN MUSULMAN A L’ELYSEE“ du sénégalais Diagola, racontent étrangement les mêmes histoires, pourquoi celle du Français a été publiée au détriment de celle de l’Africain ? Tout porte à croire que l’écrivain africain aurait été simplement victime d’un plagiat, frisant la “négrophobie littéraire“, de la part de Houellebecq, soutenu par Flammarion.

L’écrivain africain Diagola accuse alors Flammarion et Houellebecq d’avoir exploité, sans son accord, son ouvrage. Il les taxe « de plagiat, de vol d’idée et de fiction d’un manuscrit écrit par un nègre » comme lui.

En 2015, il décide d’engager, sans succès, une bataille judiciaire contre l’auteur français et la maison d’Edition. « Ne connaissant pas certaines choses juridiques par rapport à cette affaire hors normes, j’ai tenté deux fois de déposer des plaintes. Et chaque fois, on rejette ma plainte soi-disant que je n’ai pas assez d’arguments de preuves de plagiats », écrit-il dans une lettre.

Finalement, l’écrivain africain fera la rencontre de l’association BRIGADE ANTINEGROPHOBIE, habituée à traiter des cas de néophobie. Elle se montre déterminée à le soutenir dans son combat contre les Editions Flammarion et M. Houellebecq.

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