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PÉNURIE DE MOUTONS DURANT LA TABASKI : Mamadou Fall Doudou, pointe un doigt accusateur sur les autorités étatiques

Mamadou Fall Doudou président de l’association des professionnels de la viande et du bétail est formel, pour la Tabaski, ce n’est pas une production sénégalaise. Il faut que les gens sachent cela. C’est la production de l’Afrique de l’Ouest. On importe du Niger, du Mali, de la Mauritanie, Burkina Faso. Donc, c’est un marché régional. Dans les pays du Sahel, presque 90% de la population sont des musulmans. Et, chaque année, le nombre augmente. Cette année, la plupart des acteurs du secteur de l’élevage ne sont pas impliqués dans l’opération Tabaski. Parce qu’ils ne se sont sentis concernés. Nous avons entendu des éleveurs qui parlent de l’élevage au Sénégal c’est patati-patata. Mais, ce n’est pas cela. Il qu’on essaie de faire la différence entre les animaux de transhumance et les animaux de commerce. Pour la Tabaski, ce sont des animaux destinés à la commercialisation. Ces derniers viennent de partout. Je vous donne un exemple. Sur le petit ruminant, en dehors de la Tabaski, on importe presque de 28 à 30%. Tout est produit au Sénégal. Mais, on importe 55% des gros ruminants des pays limitrophes. Donc, nous avons une bonne politique stable. Au fur et à mesure que l’on avance dans la mise en œuvre de notre politique de développement, nous allons renforcer le Programme national. Heureusement que toutes les infrastructures sont mises en place. Maintenant, il faut que l’on aille vers la production.  Mais, il faut qu’on essaie de faire la différence entre les animaux de transhumance et les animaux de commerce. Ce qui n’a pas plu, ce que nous avons entendu des officiels dire qu’on a enregistré par rapport à l’année dernière 1 000 moutons de plus. Aussitôt, nous avons dit qu’il faut arrêter. Parce que, ces chiffres ne sont pas réels. En faisant l’évaluation, dans le cadre de la Cedeao et de l’Uemoa, nous avons nos statistiques. Mais, ce sont des statistiques privées. Je vous assure que la Gambie, la Guinée sont très bien approvisionnés. Il faut qu’on essaie de s’assoir pour qu’on puisse discuter clairement comme faisait l’ancien Ministre de l’élevage, Aminata Mbengue. Avant la Tabaski, elle donnait l’alerte en appelant tous les opérateurs. Personnellement, elle m’a appelé à 3 heures du matin. En matière de commercialisation, il y a des gros opérateurs. Si l’on ne touche pas ces gros opérateurs, il y a des problèmes. Au Mali, il y a des gros opérateurs qui convoient plus de 20 000 à 30 000 moutons en Afrique de l’Ouest. Chaque année, nous signons des conventions avec les différents opérateurs des pays voisins devant des officiels. Des conventions que nous signons pour importer 300 000 à 400 000 moutons. Cette année, on ne l’a pas fait parce qu’on nous a fait croire qu’il y avait suffisamment de moutons sur le marché par des officiels. Donc, nous avons dit que s’il y a suffisamment de moutons, c’est un problème de marchés. Donc, il faut s’orienter vers les marchés qui sont déficitaires.

Abenatv

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