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Suivi des services d’eau potable dans le Nord du Sénégal : SENSE trace la voie à Suivre.

Le Projet de recherche-action SENSE (Suivre ensemble les services publics de l’eau potable du Nord) mis en œuvre par le Gret avec l’UGB et l’ARD de Saint-Louis a présenté ce Mercredi  les recommandations issues des études et  des ateliers de restitutions menés dans le cadre de l’alliance de recherche-action Université-Territoires (ARUT).  Ces recommandations portent à la fois sur des dispositifs de représentation pour assurer la défense des intérêts des usagers et sur des plateformes de dialogue multi-acteurs.

En effet, dans le cadre de la mise en œuvre de ce projet SENSE, qui s’inscrit dans la réforme de l’hydraulique rurale, des études ont été menées sur des sujets comme les représentations d’usagers et la situation du dialogue autour des services d’eau potable dans la région de Saint-Louis. Les premières recommandations de cette recherche-action ont été de créer à tous les échelons des organisations de représentation des usagers pour mieux assurer la défense des usagers et réclamer une meilleure qualité de service auprès des délégataires et de l’Etat. Cette réunion du comité de pilotage a permis de revenir sur la nature des dispositifs proposés ainsi que leurs missions qui tournent essentiellement autour de la défense des usagers, de leur contribution à la gouvernance de l’eau, la mise en place de dispositifs de veille et d’alerte ainsi qu’au rôle de plaidoyer.

Certains participants ayant pris la parole se sont plaints de la qualité de l’eau, des problèmes de continuité du service et même de la cherté des factures dans certaines localités.L’arrivée de la délégation de services publics de l’eau (Dsp)a suscité beaucoup d’interrogations au niveau des représentants locaux, lors de la réunion du projet SENSE. Les élus locaux présents notamment le maire de Ronkh et l’adjoint au maire de Ross-béthio ont mis l’accent sur l’état désuet des forages et la qualité du service d’eau dans leurs localités. Ils ont posé des questions sur l’opportunité de confier la gestion des forages à des privés.

Monde rural : L’OFOR expose les avantages de la gestion des forages par le privé

Selon le chef de la cellule de communication de l’OFOR, Pape Moustapha Guèye, aujourd’hui, leur établissement  tire un bilan positif de la Délégation de Service Public. Mieux, le contrôle de la qualité de l’eau est une exigence. « Le service de l’eau s’est nettement amélioré du point de vue de la qualité. Nous exigeons de ces fermiers des analyses bactériologiques chaque mois. En plus, nous avons engagé des services pour des contre analyses », a rassure-t-il. Contrairement aux ASUFOR, informe le chef de la cellule communication, le temps de pannes des forages est réduit, autrement dit, nous intervenons plus rapidement pour les dépannages. « Nous pensons qu’aujourd’hui, ça se passe bien même si nous pouvons avoir des difficultés par ci et par là. Il y aura toujours des réfractaires à la Réforme. Nous menons des missions régulières sur le terrain pour voir si le fermier respecte le cahier des charges », argue-t-il. Néanmoins, il invite la population à les saisir en cas  de non satisfaction.

SENSE : Le tampon  entre les usagers et les services publics

Selon le Coordonnateur du SENSE, Djiby Sarr, C’est dans le cadre d’améliorer de manière systémique de la qualité des services publics d’eau potable en milieu rural  que le Sénégal a opté pour la gestion professionnelle à travers la Délégation de Services Publics de l’eau (DSP). De ce fait, de nouveaux acteurs se mettent progressivement en place, faisant ainsi évoluer les rôles des différentes parties prenantes.

Le  nouveau cadre institutionnel appelle à interroger en particulier la place des usagers dans la gestion de l’eau. Et le projet SENSE indique  son coordonnateur s’inscrit dans la dynamique de contribuer à l’élaboration, à la mise en œuvre et au suivi de politiques inclusives dans le domaine de l’hydraulique rurale par la co-construction d’espaces de concertation dans l’optique de promouvoir de nouvelles formes de régulation entre l’Etat, la société civile, les collectivités locales et le secteur privé. Cette recherche action a pour but d’interroger les représentations et perceptions des acteurs, des besoins d’organisations  de la société civile, la réponse à la problématique liée à la participation et à la concertation entre les parties prenantes en vue de l’amélioration de la qualité du service d’eau potable dans des zones ciblées.

Abenatv

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